Les Jours Sucrés : Coup de foudre à Klervi Hill

Les Jours Sucrés
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Les Jours Sucrés - © Dargaud - Clément & Montel - 2016

Feel good BD au bon gout de chouchen

 

Églantine à 28 ans, elle bosse dans l’illustration à Paris, loin de son Klervi natal -un petit village breton- lorsqu’elle apprend le décès de son père artisan boulanger-pâtissier de son état. Convoquée par le notaire local pour régler la succession, elle retrouve sur place une foule de souvenirs, une vieille tantine folklorique, Gaël un camarade de classe et surtout, surtout, l’odeur du pain frais. La découverte d’un carnet de notes de son paternel qui les a abandonnées sa mère et elle, va bouleverser la vie d’une Églantine pas insensible au charme de son copain d’enfance.

 

Anne Montel et Loïc Clément ont dû être bercés aux romantic comedies américaines pour sortir ce très joli livre. On verrait bien les rôles principaux tenus par Hugh Grant et Julia Roberts pour une adaptation. Sirupeuse mais pas cucul, l’histoire qui se déroule sous les yeux du lecteur tient autant par les personnages secondaires de la tante ou du notaire que par les deux protagonistes principaux. S’il ne faut être grand clerc pour deviner la fin de l’histoire, on suit pourtant avec un réel plaisir les démêlés d’Églantine avec sa boulangerie et son amoureux. On sort des Jours Sucrés en étant tout simplement bien, heureux d’avoir lu une jolie histoire, sans prise de tête, drôle et émouvante à la fois.

Le dessin d’Anne Montel s’adapte parfaitement au propos, tout en simplicité, presque naïf, il ne s’embarrasse de décors que lorsque c’est nécessaire pour se concentrer sur les expressions des personnages. Elle réalise également les couleurs, forcément douces, de l’album.

Au final, les deux auteurs fournissent une feel good BD réellement attachante, douce comme une cuiller de miel sur une crêpe bretonne. Un vrai coup de cœur.

 

En bref : pour amateurs de " rom coms " pas gnan-gnan

 

Les Jours Sucrés par Clément et Montel chez Dargaud

 

Denis MARC