Les grands noms de la bande dessinée au féminin

Après avoir été accusé de sexisme, pour n'avoir retenu aucune femme par les artistes en lice pour son Grand Prix, le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême a annoncé qu'il allait corriger sa sélection avant de revoir complètement le mode de désignation. A cette occasion, panorama des femmes qui comptent dans le monde de la bande dessinée.

Pénélope Bagieu

Connue du grand public avec son blog "Ma vie est tout à fait fascinante", la Française Pénélope Bagieu a publié une dizaine d'albums, dont trois numéros de la série "Joséphine", où elle raconte les tribulations d'une jeune femme de notre temps. L'illustratrice a aussi collaboré avec Joan Sfar avec "Stars of the Stars". Cette année, son dernier ouvrage "California Dreamin", sorti aux éditions Gallimard, a été sélectionné pour le prix de la BD Fnac.

Marjane Satrapi

Marjane Statrapi s'est fait connaître mondialement avec l'adaptation du grand écran de "Persepolis", saga de quatre tomes où elle raconte sa jeunesse en Iran et son arrivée en Europe. Récompensée par deux César dont celui du meilleur premier film et la meilleure adaptation, la dessinatrice a aussi porté au cinéma "Poulet aux prunes", décoré du Prix du meilleur album du festival d'Angoulême. Une carrière dans le septième art qu'elle poursuit en réalisant "L'Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea", dont la sortie est prévue pour 2017.

Lynda Barry

Figure de la bande dessinée féminine, l'Américaine débute sa carrière de dessinatrice de comics trips en 1979. Sa création la plus fameuse reste "Ernie Pook's Comeek", publiée toutes les semaines pendant trente ans aux Etats-Unis et Canada. Elle s'est aussi essayée au théâtre en adaptant "The Good Times are killing me". En 2014, les éditions Çà et Là publient "Mes cent démons", où elle raconte son enfance.

Julie Doucet

La Québécoise débute sa carrière avec un fanzine photocopié "Dirty Pilote". En 1995, alors qu'elle s'installe à Berlin, elle publie, pour la maison d'édition française L'Association "Ciboire de criss", une sélection des meilleurs passages de son fanzine. Elle revient en fin de siècle à Montréal et abandonne la BD pour se consacrer à l'art imprimé comme le bois gravé, la linogravure, et la sérigraphie.

Moto Hagio

Dans les années 1960, alors que le manga est dédié aux histoires sentant bon l'eau de rose, Moto Hagio lui donne une tout autre saveur avec des récits de science-fiction et de vampire, tout en y insérant une critique sociale. En 2013, les éditions Glénat publient une anthologie de la mangaka, avec notamment "A Drunken dream", "La Forêt blanche", "Ils sont 11 !".

Chantal Montellier

Tout d'abord illustratrice pour la presse politique ("L'Humanité", "Politis"...) dans les années 1970, elle débute la bande dessinée en 1974 chez Charlie Mensuel, Métal Hurlant et Ah ! Nana, où elle donne naissance à sa première série "Andy Gang". Chez les Humanoïdes Associés, elle publie "1996", "Wonder City", "L'Esclavage c'est la liberté" , "Odile et les crocodiles" et chez Futuropolis "Les Rêves du fou", "Le Sang de la Commune", "La Toilette", "Un Deuil blanc". Au début des années 200, elle revient dans le monde de la BD après s'être consacrée à l'écriture et à des ateliers de création avec des scolaires et des détenus.

Posy Simmonds

Illustratrice pour le quotidien britannique The Guardian depuis 1977, la Britannique est connue pour "Gemma Bovery", une version moderne du roman de Gustave Flaubert, mais aussi pour "Tamara Drew", Grand Prix de la critique en 2009 à Angoulême. Ces deux ouvrages ont tous les deux été portés au grand écran.