Le Fulgur – Au fond du gouffre

Le Fulgur
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Le Fulgur - © Soleil - 2017

Il faut mettre le Fulgur au point.*

 

Suite à une tempête, un navire transportant dans ses cales pour un milliard d’or pur sombre corps et biens dans le golfe du Yucatan juste après avoir eu le temps de transmettre ses coordonnées.  Pendant ce temps, à Paris, le professeur Claudian expose à l’Académie des Sciences et sous les lazzis de ses confrères sa découverte d’une source d’énergie quasi inépuisable et sa volonté de l’utiliser pour construire un sous-marin capable de plonger à plus de 4000 mètres de profondeur.  Financés par un richissime homme d’affaires américain, le savant et un petit groupe d’aventuriers plongent à la recherche du trésor perdu quand ils sont à leur tour pris dans une violente tempête qui les entraine au plus profond des abysses sans contact avec la surface.

 

Hommage appuyé à l’univers de Jules Verne, Le Fulgur renoue avec le récit d’aventure à l’ancienne.  Science, mystères et monstres marins font de ce récit un condensé des classiques du genre entre 20.000 lieues sous les mers et Le monde perdu de Conan Doyle pour les grosses bébêtes pas sympa. 

Le tout est drivé par Christophe Bec pour le scénario.  Bec, déjà cité dans ces chroniques pour Sunlight ou Bikini Atoll, est un habitué des récits horrifiques (mais pas que) qui entraînent les personnages dans les ténèbres.  Sans renouveler fondamentalement le genre ici, il propose un récit prenant et claustrophobique qui plaira aux amateurs de l’univers steampunk.

Le dessin est assuré par un Dejan Nenadov, que l’on sent plus à l’aise dans les ambiances,les décors et les machines que dans les visages.  Pour autant les planches ne déméritent pas, l'atmosphère étouffante du récit étant une part importante de l’intrigue.

 

En bref : pour amateur de Verneries et de science old fashion

 

TITRE : Le Fulgur – Au fond du gouffre

AUTEURS : Nenadov (D), Bec (S) & Cinna (C)

EDITEUR : Soleil

GENRE : Il y a des cornes au Fulgur **

 

Denis MARC

 

* & ** : Désolé, je n’ai pas pu m’en empêcher.