La mort d'une des grandes dames de la bande dessinée : Annie Goetzinger

Annie Goetzinger
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Annie Goetzinger - © Dargaud

En 1976, date de son premier album, Annie Goetzinger fut une des rares femmes à prendre pied dans l’univers du neuvième art. Aux côtés de Florence Cestac ou de Claire Bretécher, elle fut, sans aucun doute, une des pionnières de la bd féminine, et féministe.

Avec un graphisme dans la lignée de celui de Pichard, qui, d’ailleurs, fut son professeur, Annie Goetzinger s’est intéressée, dès ses débuts, à des destins féminins hors du commun, comme celui de George Sand, de Casque D’Or, de la Demoiselle de la Légion d’Honneur.

Travaillant tantôt avec des scénaristes talentueux comme Mora ou Christin, se voulant tantôt seule aux commandes de ses albums, elle s’est construit, sans tapage, sans tape-à-l’oeil, une carrière tout en intelligence, tout en lumière aussi, tant dans son dessin que dans la présence diffuse de ses couleurs.

L’Histoire, la grande, s’est presque toujours mêlée, dans ses albums, à la petite, celle des personnages proches de tout un chacun, celle des gens comme tout le monde, et c’est aussi cette espèce d’humanisme qui est la marque de qualité de cette artiste exceptionnelle.

Une artiste dont le dernier album, l’année dernière, s’intéressait, avec un talent discret, à la grande Colette… Et j’avais eu la chance, alors, de la rencontrer et de l’écouter…

 

Jacques Schraûwen