L'Ange de Budapest ou "la vengeance est un plat qui se mange tard"

L’Ange de Budapest
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L’Ange de Budapest - © Glénat - 2019

 

Jancsi Angyal vit aux Etats-Unis ou tout le monde le connaît sous le nom de Jack Angel. Le rêve américain, Jancsi l’a vécu à fond. Parti de rien il connaît désormais gloire et fortune. Mais Jancsi a un passé qui le tenaille. Hongrois d’origine, il a fui Budapest, poursuivi par les Russes, lors de la révolution de 1956. Un homme cristallise son désir de vengeance : celui qui a tué son ami Adam, là-bas au pays. Et cet homme va devenir ambassadeur russe à Budapest. Pour Jancsi qui a bien vieilli, les vieilles rancœurs ne peuvent disparaître que dans le sang.

 

Cet Ange de Budapest a dû être un travail émouvant pour les deux auteurs de cet album. Gábor Tallai, le scénariste, et Attila Futaki, le dessinateur, sont tous deux Hongrois. Ils sont un peu trop jeunes pour avoir connu la révolution de’56 mais on peut penser qu’ils ont été baignés dans les récits romantiques de la lutte contre les Russes. C’est un peu de ce romantisme qu’ils ont voulu faire passer dans ce récit qui pâtit d’une vision évidemment un peu manichéenne de la révolution. Mais soit, le récit se suit sans déplaisir mais avec un petit manque de souffle épique. Côté dessin, Futaki travaille dans un style semi-réaliste fort réussi avec tout particulièrement une séquence de flash-back nocturne en camaïeu de gris tout à fait lisible.

 

TITRE : L’Ange de Budapest

AUTEURS : Futaki (D), Tallai (S) et Guilhaumond (C)

EDITEUR : Glénat

 

Cotation Mon Petit Neuvième : 3/5

 

Denis MARC