Il faut flinguer Ramirez

Il faut flinguer Ramirez
2 images
Il faut flinguer Ramirez - © Glénat - 2018

Pistolets, Aspirateurs et Cartel.

 

Falcon City, Arizona.  Jacques Ramirez travaille pour la Robotop, une usine d’électroménager qui fait la fierté de la région.  La spécialité de Ramirez ce sont les aspirateurs, c’est simple : il est le meilleur réparateur d’aspirateur du Mexique et environs, armé de ses fidèles tournevis, il vous remonte un moteur les yeux bandés.  Mais sous la façade de l’honnête employé modèle, ne se cacherait-il pas le pire assassin du Mexique ?  Une véritable machine à tuer ?  C’est en tout cas l’avis des hommes du Cartel qui ont reconnu en lui celui qui a descendu l’un d’entre eux.  Des balles vont siffler, il faut flinguer Ramirez !

 

Comment voulez-vous résister à un pitch pareil : " Et si derrière la légende du pire assassin mexicain... Se cachait le meilleur expert en aspirateurs de tous les temps ? " ?

Evidemment, les attentes étaient nombreuses restait à voir si ça tenait la route.  Foin de suspense : on s’éclate du début à la fin.  Sur un scénario joyeusement barré, Petrimaux colle des dessins hauts en couleur à l’action virevoltante.  Rappelant la violence décomplexée d’un Tarantino dans Reservoir Dog ou celle d’un Rodriguez dans la trilogie El Mariachi, il fournit un scénario qui non seulement tient la route, mais se permet des incursions dans l’humour absurde.  Les scènes d’admiration pour les produits Robotop sont à mourir de rire, de même que les fausses pubs qui émaillent l’album.  Ses personnages de méchants ont des gueules à la Danny Trejo et son héros -muet- à tout sauf la tête de l’emploi avec ses pantalons trop court et sa coupe afro des années septante.  C’est bourré de références et de dialogues de second plan qui permettent de relire l’album en y découvrant de nouveaux gags.

Bref c’est un pur régal de lecture dont on attend la suite avec plus que de l’impatience.

 

TITRE : Il faut flinguer Ramirez

AUTEUR : Petrimaux (D, S & C)

EDITEUR : Glénat

GENRE : Quando se come aqui (il n’y pas vraiment de rapport, mais c’est tout ce que connais en espagnol)

 

Denis MARC