Chroniques Express : Game Over et L'Ile aux remords

Game Over – Aïe Aïe Eye

Dans l’univers virtuel du Petit Barbare, les morts se suivent et ne se ressemblent pas. Préférez-vous le voir transpercé, déchiqueté, brûlé, écrasé ou dévoré ?  Pour le faire passer de vie à trépas, vous avez l’embarras du choix !  Car Midam rivalise encore d’ingéniosité pour malmener notre pauvre Petit Barbare dans un florilège de Game Over aussi cruels qu’hilarants.  Des gags muets et toujours aussi efficaces qui font de cette série un monument de l’humour absurde. (Texte de l’éditeur)

 

Ce qu’on en pense : Eternel loser attachant, le petit Barbare casqué de Midam n’en finit pas de mourir des façons les plus absurdes, violentes ou malchanceuses qui soient.  Sur un thème aussi léger mais strict que "l’avatar du joueur perd à la fin de la planche", l’auteur (et ses collaborateurs) parvient au fil des ans et des albums à faire rire des malheurs de son inlassable héros et de son idiote de princesse.  Un classique toujours aussi réjouissant.

 

TITRE : Game Over – Aïe Aïe Eye

AUTEURS : Midam (D, S)

EDITEUR : Glénat Coll. Mad Fabrik

GENRE : Viens faire des WIP ! Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et des ZIP !

 

 

L’Ile aux remords

Un fils revient au pays après 25 ans sans avoir donné la moindre nouvelle à ses parents qu’il a quittés brutalement pour entrer dans l’armée.  " Viré " d’Indochine par le Vietminh, il a fini par s’installer près de " chez lui ", sans pour autant renouer vraiment avec son père, veuf, qui vit encore dans ses collines des Cévennes.  C’est à la faveur des terribles inondations de 1958 qu’ils vont se reparler, remonter le temps, refaire l’histoire, leur histoire.   (Texte de l’éditeur)

Ce qu’on en pense : Soyons cash, autant l’album précédent de Morice et Quella-Guyot (Facteur pour femmes) nous avait plu par son originalité et son traitement, autant celui-ci laisse de marbre face à une histoire de repentir familial, de secrets d’alcôve et d’incompréhension père-fils.  Si le thème de départ (un duo isolé sur une île temporaire) pouvait paraître prometteur, les auteurs font hélas appel à un scénario vu et revu.  Une déception tempérée toutefois par le dessin de Morice, toujours élégant.

 

TITRE : L’Ile aux remords

AUTEUR : Sébastien Morice (D & C) et Didier Quella-Guyot (S)

EDITEUR : Bamboo / Grand Angle

GENRE : Mieux vaut agir quitte à s'en repentir que de se repentir de n'avoir rien fait.

 

Denis MARC