Chroniques Express : A la vie, à la Mort & Macao

A la vie à la Mort (Tome 2)

1946, L’ennemi public numéro 1 s’appelle le Gang des Tractions Avant.  Dans la France d’après-guerre, Pierre Loutrel alias Pierrot le fou, semble arriver à se soustraire à tous les traquenards mis en place par la police. Quelques mois plus tôt il travaillait encore pour la gestapo et engrangeait de menus bénéfices en tabassant ceux qu’on lui désignait. Mais voilà, l’un d’entre eux s’en est sorti et maintenant que la guerre est finie, il tient à solder les comptes.  (Texte de l’éditeur)

 

Ce qu’on en pense :

Gangsters, flics, casses et petites pépées, les ingrédients classiques des romans noirs dont ce deuxième album (sur 3) est l’héritier donnent souvent un résultat plaisant.  C’est le cas ici encore d’autant plus que le scénario s’appuie sur des personnages bien réels.  Il s’y trouve forcément des éléments romancés, mais l’ensemble reste très crédible avec des personnages plus nuancés qu’il n’y parait, certes les gangsters restent des gangsters, mais la plongée dans leur intimité les rend sinon sympathiques, au moins humains.  Les auteurs naviguent en permanence sur une ligne ténue, entre héros et crapules, pour décrire la violence de l’époque.  Bref, c’est fort fort bien fait, vivement la suite.

 

TITRE : A la vie à la Mort

AUTEURS : Séjourné (D) et Rodolphe (S) et Verney (C)

EDITEUR : Soleil

GENRE : Tous les flics après moi sont lancés, Je ne me ferai pas pincer.

Macao

Macao, de nos jours. L’ancienne colonie portugaise de Chine est devenue la capitale mondiale du jeu. Les obscurs casinos d’arrière-salle tenus par la mafia ont laissé la place à d’immenses complexes dernier cri, proposant 24h/24 à leur riche clientèle le rêve, le luxe et le vice. León, un jeune journaliste hongkongais, est retenu dans l’un de ces mégacasinos par son propriétaire, Kwan Tao, un richissime magnat qui lui a commandé l’écriture de ses mémoires. Ce chef de la plus puissante des triades a des ambitions électorales et a besoin de se racheter une vertu. León lui servira de nègre pour écrire sa légende. (Texte de l’éditeur)

 

Ce qu’on en pense :

Macao, l’enfer du jeu, comme on l’appelait jadis dans un film de Jean Delannoy.  Le lieu rêvé pour y placer l’action d’un thriller qu’on pourrait rapprocher du roman Ghost Writer avec son héros idéaliste embarqué dans un univers à cent lieues de ses aspirations.  On trouvera dans les salles du casino les classiques femmes fatales, les grosses brutes et les jeunes loups aux dents longues, un peu caricatural peut-être mais fort efficace, le tout servi par un dessin magnifiant le luxe bling-bling qui sied aux lieux.  Bref, une série prometteuse pour amateur de suspense.

 

TITRE : Macao

AUTEUR : Nardo (D) et Duraffourg & Thirault (S)

EDITEUR : Glénat

GENRE : Maaacao, Macao, Six plombes du mat’, Ça sent le sang écarlate.

 

Denis MARC