Casanova, Venise, épées et double-jeu

Viravolta - Giacomo C.
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Viravolta - Giacomo C. - © Glenat - 2018

Viravolta

XVIIIe siècle. Le monde est en pleine ébullition. Ancien agent secret de la République de Venise, Pietro Viravolta, surnommé " L’Orchidée noire ", est réputé comme l’une des plus fines lames d’Europe. Après avoir démasqué un complot au sein du Conseil des Dix, il entreprend un voyage à Versailles pour entrer au service du roi Louis XV. Mais le soir même de son arrivée, sa Majesté est grièvement blessée à coup de poignard ! La première mission de notre espion est alors toute indiquée : démasquer les commanditaires de l’attentat... (Texte de l’éditeur)

Giacomo C. – Le Maître d’école

C’est un choc : Giacomo C. travaillerait désormais comme agent pour la Cuarenta Criminale ! Pour ses anciens compagnons, c’est une trahison. Comment lui, le libertin, l’insoumis, le marginal, a-t-il pu se vendre au service du pouvoir ? Ils oublient que, comme bien souvent avec Giacomo, les apparences sont parfois trompeuses. Que celui-ci compte bien profiter des portes que lui ouvre son nouveau poste pour démasquer un complot à même de mettre en péril la République toute entière. Un accord secret entre un haut dignitaire du Conseil des Dix et un homme de l’ombre que la sombre réputation précède. Un adversaire redoutable, impitoyable, que tous surnomment " Le maître d’école "...(Texte de l’éditeur)

 

La Sérénissime et ses complots offrent un terrain d’aventure infini aux scénaristes et dessinateurs.  La preuve avec ces deux titres chronologiquement contemporains puisque dans le premier on croise le héros du second...  Les points communs ne s’arrêtent d’ailleurs pas là : le double-jeu des personnages tient un rôle important dans les deux albums comme les tentatives de meurtres déjouées au dernier moment ou les femmes plus ou moins fatales et dénudées.  Tout ça est bien joli, mais n’apporte pas vraiment grand-chose de neuf.  Bon, le scénario de Dufaux pour Giacomo tient la route et les rebondissements ne manque pas, mais l’ensemble a un petit côté attendu tout comme pour l’album d’Arnaud Delalande qui scénarise Viravolta en BD après l’avoir fait vivre en romans.

Coté dessin, si Eric Lambert propose des planches léchées et fourmillant de détails, on a parfois l’impression de Griffo bâcle certaines cases ou oublie les règles de la perspective.

 

Bref : pour les amoureux de Venise, des capes et des épées.

 

TITRE : Giacomo C – Le Maître d’école

AUTEURS : Griffo (D) et Dufaux (S)

 

TITRE : Viravolta – L’Orchidée noire

AUTEURS : Lambert (D) et Delalande (S)

 

EDITEUR : Glénat

GENRE : " Les êtres humains sont toujours adeptes d'un double jeu. " (Abdoul Nasser Manou Sekou)

 

Denis MARC