Bootblack ou " Cirage, Gangsters et Souvenirs "

Bootblack
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Bootblack - © DARGAUD - 2019

 

Pas facile la vie pour un gamin orphelin dans le New York de 1929. Le jeune Al vient de perdre ses parents dans un terrible incendie, livré à lui-même il doit survivre dans la rue et pour ça, il choisit de devenir un " Bootblack " c’est-à-dire un cireur de chaussures. Arrive 1935 avec son ami Shiny il fait la rencontre de Diddle Joe un autre gamin des rues – plus fort dans l’art du vol à la tire que dans celui du cirage de godasse — et de la jolie Maggie. Mais Maggie est trop bien pour lui, et elle le lui fait bien comprendre, il est donc décidé à gagner plus d’argent et ça par tous les moyens…

 

Retour de Mikaël dont on avait pu apprécier le remarquable diptyque Giant l’an dernier. Il reste dans une ambiance proche de ces deux tomes avec son Bootblack qui vient de sortir chez Dargaud, celle des gens de la rue qui côtoient la richesse des puissants sans pouvoir l’atteindre. Dans le propos on rapprochera l’album du Il était une fois en Amérique de Sergio Leone, avec ces gamins plus ou moins paumés portés par une volonté farouche de s’en sortir quelle que soit la méthode pour y parvenir.

Sans misérabilisme, l’auteur offre une histoire aux personnages hyper-attachants et d’une rare authenticité, ajoutons-y un sens de la narration qui embarque le lecteur dès l’entame et l’on obtient un album plus qu’agréable à lire porté par ses personnages et son ambiance.

Noyées dans des teintes ocre ou verdâtres, les planches de Mikaël confèrent à l’ensemble une atmosphère poisseuse qui colle à l’histoire et aux décors début XXème de la grosse pomme en pleine crise économique.

Bref, une franche réussite dont on attend la conclusion avec impatience.

 

TITRE : Bootblack – tome 1

AUTEUR : Mikaël (D, S et C)

EDITEUR : Dargaud

 

Cotation Mon Petit Neuvième : 4 / 5

 

Denis MARC