Zoom sur la photographie sociale

The hell of Serra Pelada mines, 1980s
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The hell of Serra Pelada mines, 1980s - © Sebastiao Salgado

Plus que jamais nécessaire, la photographie sociale met la lumière sur les problèmes sociaux. Focus sur un genre peu connu.

 

Presqu'aussi ancienne que l'art photographique, la photographie sociale a très vite émergée dans les chambres noires. Elle est à rapprocher de l'investigation et du reportage puisqu'elle pointe un problème social et cherche à améliorer la condition humaine. La photographie sociale est à rapprocher aussi du photoreportage, il s'agit souvent de séries consacrées. Le but de ce sous-genre photographique militant et engagé est principalement de pointer du doigt une injustice et la résoudre. Mais le photographe peut aussi mettre la lumière sur des soucis plus insidieux, ce qui compte est le regard porté sur le sujet et l'immersion dans l'intimité humaine.

 

Le premier représentant de ce noble art est Jacob Riis, un photographe américain qui a peint la misère new yorkaise. Son ouvrage "How the other half lives" (Comment l'autre moitié vit) met en parallèle les différentes classes sociales du New York des années 1880, il s'agit d'une référence du reportage social photographique.

Plus tard, beaucoup de photographes illustreront la misère des enfants, mais aussi de la guerre, du sans-abrisme. Le meilleur représentant actuel de la photographie sociale est Sebastião Salgado. Le brésilien s'intéresse aux problématiques de son pays comme la migration, le travail dans les mines et la famine. Ses photographies en noir et blanc captent la misère humaine de façon glaçante et sans besoin d'explication.