Eyes Wild Open, de la photographie sauvage

Sans-titre (Phnom-Penh, Cambodge), 2006 Antoine d'Agata
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Sans-titre (Phnom-Penh, Cambodge), 2006 Antoine d'Agata - © Courtesy Galerie Les Filles du Calvaire

Eyes Wild Open est une exposition présentée au Botanique jusqu’au 22 avril. Un jeu de mot en révèle l’approche.

La curatrice Marie Sordat a réuni vingt-sept photographes qui partagent une approche sauvage de la prise de vue. Ils forment une famille de quatre générations, du Suédois Christer Strömholm (1918-2002) au Belge Sébastien Van Malleghem (1986) en passant par les Américains Robert Frank et William Klein, les Français Dolorès Marat (1944) et Antoine d’Agata (1961) et les Japonais de la revue Provoke (1968).

Les photographes rompent avec l’esthétique classique d’une photo tirée au cordeau, parfaitement cadrée et construite. Ils renoncent à l’approche d’un Cartier Bresson et à l’instant décisif. Ils photographient à l’arraché avec un certain tremblement. Les photos ont du grain, elles sont parfois floues, mais peu importe, elles traduisent le ressenti de ces auteurs qui jettent un regard indompté sur le réel.

L'interview de Marie Sordat