L'horlogerie et la mécanique d'art au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco

L'Unesco a ajouté le savoir-faire horloger et la mécanique d'art à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Cette inscription est une reconnaissance de savoir-faire "à la croisée des sciences, des arts et de la technique" sur un "arc horloger" qui transcende la frontière franco-suisse, a réagi l'Office fédéral de la Culture à Berne.

Une grande diversité d'artisans, entreprises, écoles, musées et associations valorisent et transmettent des techniques manuelles à la fois traditionnelles et innovantes, a ajouté le ministère suisse de la Culture.

La mécanique d'art englobe la fabrication d'automates et de boîtes à musique qui sont étroitement liés aux métiers de l'horlogerie.

En Suisse, le secteur emploie quelque 57.500 personnes avec sur une vaste panoplie de métiers :  émailleurs, micromécaniciens, polisseurs ou sertisseurs, aux côtés de l'horloger, qui est chargé d'assembler toutes les pièces, de poser aiguilles et cadran, les emboîter et procéder aux derniers réglages.

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L'horlogerie s'est implantée au 16e siècle à Genève, où s'étaient réfugiés de nombreux protestants français et italiens. En 1541, le réformateur protestant Jean Calvin interdit le port d'objets ornementaux, forçant les orfèvres et joailliers à se tourner vers un autre art, à savoir celui de l'horlogerie. Un premier "orologier", le français Thomas Bayard, est recensé à Genève en 1554.

Aujourd'hui, l'horlogerie est le troisième secteur d'exportations de la Suisse. En 2019, les exportations horlogères suisses se montaient à 20,1 milliards d'euros.

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