En Italie, les portiques de Bologne s’inscrivent au Patrimoine mondial de l’Unesco

Les portiques de Bologne, réseau d’arcades bordant les rues du centre historique de la ville italienne, ont été inscrits mercredi au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Édifiés à partir du XIIe siècle dans la capitale d’Emilie-Romagne, les portiques s’étendent sur 62 kilomètres dans la cité médiévale, dont 42 en son cœur. En bois (ils ont quasiment disparu), en pierre ou en brique, ils couvrent des rues, des places, des passages et des trottoirs, constituant un abri contre le mauvais temps ou le soleil et accueillant étals marchands ou ateliers d’artisans.

 

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Rue dotée d’arcades en portiques s’étendant sur plus de 38 km, 8 février 2013, Bologne, Italie. © Photo by Jean-Erick Pasquier/Gamma-Rapho via Getty Images)

Ils ont aussi permis au fil des siècles d’augmenter l’offre de logements de la ville en bâtissant au-dessus des arcades, un atout pour Bologne qui a vu affluer des millions d’étudiants depuis la fondation en 1088 de son université, une des plus anciennes au monde.

Le classement des portiques bolognais au Patrimoine mondial est "une immense satisfaction et une grande reconnaissance qui nous rend heureux", s’est félicité son maire, Virginio Merola.

Ne sont cependant classés au Patrimoine mondial que douze ensembles de portiques et leur environnement bâti direct.

"Au XXe siècle, l’utilisation du béton a permis de remplacer les arcades voûtées traditionnelles des portiques par de nouvelles possibilités de construction et un nouveau langage architectural a émergé, comme en témoigne le quartier de Barca", rappelle l’Unesco.

Le portique couvert menant au sanctuaire de San Luca sur 3,8 kilomètres comporte 664 arches et est considéré comme le plus long de ce type dans le monde.