Des poteries portugaises, danses d'Ouganda et chants d'Ukraine en péril, selon l'Unesco

Les poteries noires de Bisalhaes
Les poteries noires de Bisalhaes - © Henrique Matos

Des poteries portugaises, des danses d'Ouganda et des chants ukrainiens ont été inscrits mardi sur la liste du patrimoine immatériel en péril de l'Unesco, qui vise à mobiliser des moyens pour leur sauvegarde.

Un comité spécialisé de l'Unesco, réuni à Addis Abeba, a décidé d'inscrire sur cette liste la fabrication de poteries noires de Bisalhaes, au Portugal, menacée notamment par "le manque d'intérêt des jeunes générations et la concurrence de produits industriels", selon un communiqué de l'organisation onusienne.

La danse et la musique de lyre arquée ma'di, pratiqués en Ouganda lors de mariages ou pour célébrer de bonnes récoltes, sont également jugées en danger "car les jeunes les trouvent démodées et les matériaux utilisés proviennent d'espèces désormais menacés".

Ont également été inscrits sur cette liste les chants cosaques de la région de Dnipropetrovsk, compromis par "le vieillissement des chanteurs et le manque de formateurs pour les nouvelles générations".

Le comité examinera dans le reste de la semaine l'inscription de nouvelles pratiques culturelles sur la liste du patrimoine de l'humanité, qui vise à refléter l'ensemble du patrimoine vivant (danse, musique, gastronomie, fêtes...) participant à l'identité de communautés.

La bière belge et la rumba cubaine sont notamment candidates à entrer sur cette liste, créé il y a dix ans, qui sert surtout en terme d'image, même si l'Unesco peut parfois soutenir financièrement ou techniquement les pays qui peinent à protéger eux-mêmes ces pratiques.

 


Belga