Des étudiants européens réfléchissent à l'urbanité du site minier de Wallers-Arenberg

Les pavés de la Tranchée d'Arenberg
Les pavés de la Tranchée d'Arenberg - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Une trentaine d'étudiants en architecture montois, français, polonais, allemands et une dizaine d'enseignants sont réunis en workshop du 25 septembre au 2 octobre pour réfléchir ensemble à l'urbanité du site minier Unesco de Wallers-Arenberg, dans le Nord de la France. Le questionnement est générique pour les sites miniers reconnus par l'Unesco.

Wallers-Arenberg évoque, chez les passionnés de cyclisme, la célèbre "Tranchée" qu'empruntent chaque année en avril les coureurs de la classique Paris-Roubaix. Au-delà de cet événement annuel d'envergure mondiale, l'ancien site minier, pose questions quant à son développement et à son urbanité.

"Ce questionnement est générique pour les anciens sites miniers reconnus par l'Unesco", a précisé Pascal Simoens coordinateur principal du workshop (UMons). "Si on prend l'exemple du MAC'S au Grand-Hornu, on constate un prolongement urbain. A Wallers-Arenberg, par contre, le site débouche sur un bois." Quatre site miniers majeurs en Wallonie sont reconnus au Patrimoine mondial de l'Unesco: du Grand-Hornu, du Bois-du-Luc, du Bois du Cazier et de Blegny-Mine.

La réunion se fait à l'initiative des universités de Mons et de Valenciennes. "Le but du workshop est d'aider à faire évoluer le projet d'urbanité", a expliqué M. Simoens. "Tout le monde se pose les mêmes questions est les étudiants qui viennent de partout en Europe peuvent aider à sortir du cadre."

Ce projet à long terme doit permettre des échanges entre professeurs d'université européens et les échanges d'expériences et de travail entre des étudiants issus de formations et de lieux différents.

Le site de Wallers-Arenberg, situé à l'ouest de Valenciennes, est la propriété de la Communauté d'agglomération de la porte du Hainaut. Actuellement, ce site est occupé par le laboratoire "DeViSu" en design Visuel et urbain, lié à l'Université de Valenciennes.

Les étudiants et les enseignants participants vont traiter la problématique du site en se basant sur son potentiel industriel, paysager, social et numérique. La question de son urbanité sera abordée au travers d'une série de questions relatives, notamment, au lien entre numérique et histoire sociale, à la valorisation de l'axe paysage/tourisme/histoire sur le site, à la possibilité d'intégrer le numérique dans le quotidien des habitants.

Verra-t-on ainsi un jour à Wallers-Arenberg une fabrique à image après la fabrique à charbon? L'ancien site charbonnier est nourri d'histoire sociale et industrielle. "Le potentiel exceptionnel de ce territoire n'est pas sans questionnement", ont précisé les organisateurs montois du workshop, évoquant, entre autres, la mobilité, la transition générationnelle entre les anciens mineurs et les jeunes doctorants, l'inscription du site dans le territoire des Hauts de France et à l'échelle européenne.

La Tranchée d'Arenberg vue par les cyclistes de Paris-Roubaix