Le Musée juif de Belgique aborde des aspects peu connus de l’artiste américain Sol LeWitt

A travers une sélection de dessins muraux ("Wall Drawings"), d’œuvres sur papier, de gouaches, de sculptures (appelées structures) et d’archives datant des années 1960 à 2000, le musée juif de Belgique entend mettre en lumière, du 3 décembre au 1er mai prochain, la diversité mais aussi l’unité dans la production prolifique de l’artiste conceptuel et minimaliste américain Sol LeWitt (1928-2007).

Il s’agit d’une double "première". D’abord pour ce qui est de la mise en avant du patrimoine juif du créateur, qui aura entretenu, tout au long de sa vie, des liens discrets mais soutenus avec cet héritage. Son engagement ira même, au cours des années 1990, jusqu’à la conception de la synagogue de Chester, dans son Connecticut natal. Par le biais d’archives, de photographies, de dessins et de témoignages, l’exposition explore la genèse de ce projet majeur resté jusqu’ici peu connu du grand public.

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Une "première" aussi pour ce qui est de l’enquête menée sur les liens de l’artiste avec la Belgique et notamment ceux développés avec des collectionneurs, des galeristes et des artistes établis sur place. Il a collaboré avec l’architecte Charles Vandenhove pour l’aménagement du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Liège.

L’exposition sera également l’occasion de lancer en Europe une application pour smartphone dédiée à l’artiste et à son œuvre, s’inscrivant parfaitement dans l’approche et la volonté exprimées de Sol LeWitt de rendre l’art accessible à tous.