Bernard van Orley, un Primitif flamand touché par la Renaissance

Bernard van Orley, Bruxelles et la Renaissance à Bozar
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Bernard van Orley, Bruxelles et la Renaissance à Bozar - © NILS QUINTELIER - BELGA

Une fort belle exposition présentée à Bozar et organisée en collaboration avec les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique est consacrée à Bernard van Orley, un précurseur de Bruegel.

Né en 1488, il devient une figure phare de la scène artistique bruxelloise dans la première moitié du 16e siècle. Il est à la tête d’un important atelier d’art et son style novateur lui permet de côtoyer l’élite religieuse, intellectuelle et politique et de devenir un peintre des cours de Marguerite d’Autriche, Marie de Hongrie et Charles Quint.

Bernard van Orley est un peintre de tableaux religieux et de portraits de cour. Il œuvre à la réalisation de somptueuses tapisseries qui recourent aux matières précieuses : la soie et les fils d’or et d’argent, Chasses de Charles Quint du Louvre et La Bataille de Pavie du Museo di Capodimonte de Naples. Le Musée Art & Histoire expose huit tapisseries de la série de "l’Histoire de Jacob" et la première tapisserie de la série de "Notre-Dame du Sablon". Les imposants vitraux de la cathédrale Saints-Michel et Gudule sont à admirer in situ. Un parcours dans la ville rappelle les lieux de vie et de travail de l’artiste.

Bernard van Orley a créé un nouveau langage visuel. Il conserve l’héritage des Primitifs flamands dans le rendu des tissus et des matières, mais sa découverte de l’art italien de la Renaissance à travers des cartons de tapisserie de Raphaël et de Léonard déposés à Bruxelles, pôle international de l’industrie tapissière, ainsi que sa rencontre avec l’artiste allemand Albrecht Dürer en 1520 propulsent l’art de Bernard van Orley dans la Renaissance.