Unlimited à Art Basel

Fleurs d'Arman, 1959-2001
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Fleurs d'Arman, 1959-2001 - © Valérie Boucher

Lundi 16h, comme chaque année, une foule incroyable attend patiemment l’ouverture des portes d’Unlimited qui a beaucoup contribué à la réputation de la foire. Cette année encore et depuis 7 années consécutives, elle est curatée par Gianni Jetzer.

Un espace, dédié aux installations, aux projections vidéos, aux sculptures grand format, voire monumentales, ainsi qu’aux performances, est investi par 71 interventions d’artistes, présentées par des galeristes participants à la foire.

Dès l’entrée, nous sommes face à un mur de centaines de boîtes de cirage (Non-Orientable Nkansa II) fabriquées à partir de matériaux de récupération, œuvre d’Ibrahim Mahama, né au Ghana en 1983. Celui-ci est plus connu pour ses sacs de toile de jute présentés à la Biennale de Venise 2015 qui font référence à la globalisation et aux échanges économiques entre le Ghana et le reste du monde.

Dans les installations vidéos et projections, j’ai retenu TLDR —un dispositif poignant de dix écrans plats diffusant le témoignage intime de prostituées noires au Cap, réalisé par Candide Breitz— de même que le film Tornado —de Francis Alÿs, né en 1959 en Belgique— où l’artiste rentre avec sa caméra dans une tornade. Il tente, au bout de 10 ans d’observation de tornades au Sud du Mexique, de montrer un mouvement violent et un calme troublant.

En peinture, on découvre une gigantesque toile de 2,5m sur 6m de long, Hommage au Connétable de Bourbon, réalisée par Georges Mathieu en 1959 qui malgré sa taille est très équilibrée au niveau de ses couleurs.

Une pièce historique d’Arman, Fleurs de 1959, est la toute première accumulation monumentale de l’artiste. Avec cette pièce composée de 60 portemanteaux, il réinterprète un sujet classique de l’histoire de l’art.

Je terminerai par l’artiste japonaise Yoko Ono, née en 1933, où elle invite le spectateur à participer à l’œuvre. Cette intervention a été montrée pour la première fois en 1966 et se présente sous la forme d’une table blanche recouverte de fragment de tasses et de sous-tasse blanches, de colle, de ruban adhésif et de corde. Les visiteurs sont invités à s’asseoir autour de la table et de réparer une tasse qu’ensuite ils posent sur les étagères où tout est blanc pour rappeler le rêve.