Une exposition numérique dédiée au port du masque

Une exposition virtuelle du Westminster Menswear Archive retrace l'évolution de notre rapport aux masques depuis le début de la pandémie.
Une exposition virtuelle du Westminster Menswear Archive retrace l'évolution de notre rapport aux masques depuis le début de la pandémie. - © Andy Buchanan / AFP

Au fil des mois, le masque est devenu un objet du quotidien. A tel point que le Westminster Menswear Archive a décidé de consacrer une exposition numérique à cet accessoire anti-Covid, souvent source de maladresses, incompréhensions et disputes.

Dire qu'il y a un an encore, c'était l'apanage des soignants. Le masque est rapidement passé de l'équipement de protection individuelle médicale à un accessoire qui se décline et se choisit avec soin. Une évolution que le Westminster Menswear Archive retracera à travers "Undercover: From Necessity to Luxury: The Evolution of Face Coverings During Covid-19". Cette exposition virtuelle s'articulera entre autre autour de 52 masques issus de griffes comme Balenciaga, Adidas et Louis Vuitton mais aussi de la Metropolitan police de Londres et du club de football Manchester City.

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Un accessoire sujet à controverse

"L'attitude du public à l'égard des masques s'est radicalisée au cours des 12 derniers mois", a déclaré au Guardian Andrew Groves, le co-curateur de l'exposition. "Pour un objet aussi simple et peu compliqué, ils sont rapidement devenus un article symbolique et controversé". La joueuse de tennis japonaise Naomi Osaka l'a parfaitement compris et avait profité de ses matchs à l'US Open pour arborer des masques dénonçant les violences policières aux États-Unis. 

Enfin si le masque est devenu une arme politique pour certains, il inquiète toutefois pour son impact écologique. L'exposition virtuelle du Westminster Menswear Archive abordera cette question à travers une présentation photographique intitulée "Undercover. From Necessity to Debris: The Pollution of Face Coverings During Covid-19". Le public pourra y découvrir 365 clichés pris au cours de l'année dernière, mettant en scène des masques chirurgicaux jetés dans la rue. De quoi éveiller les consciences.