Un Cubisme Hispanique au Musée d'ixelles

Toutes les avant-gardes de ce début de XXè siècle s’amusent à « déconstruire » la « perspective » réaliste, conquête majeure de la Renaissance. Mais derrière Picasso, il y a Georges Braque et, plus modeste, l’Espagnol Juan Gris, qui influencera durablement ses amis sud-américains. L’exposition cubiste du Musée d’Ixelles nous offre quelques œuvres de Juan Gris et d’artistes européens qui sont restés fidèles au cubisme (Picasso vit d’autres aventures) et nous ouvre au monde sud-américain. De Juan Gris, une sobre « Guitare et compotier », peinte l’année de sa mort (1927), tonalités sombres, égayées par le jaune clair de la guitare. Juan Gris résumait joliment sa technique : « Cézanne, d’une bouteille fait un cylindre, moi d’un cylindre je fais une bouteille ». Les cubistes français sont bien représentés, avec André Lhote, Albert Gleizes et Jean Metzinger mais l’heureuse surprise vient surtout des Espagnols et Sud-Américains, comme le poétique Alejandro Xu Solar et son « Ombre du passant » ou les œuvres plus abstraites de Joaquin Torrès Garcia, ami de Picasso et Mondrian. La bonne nouvelle : cette exposition « offerte » par un mécène espagnol, la Telefonica, est …gratuite et offre, en complément, une exclusivité du Musée d’Ixelles : la collection complète des 33 affiches de Toulouse Lautrec.

Le cubisme et son contexte, au Musée d’Ixelles, jusqu’au 25 avril.
Infos : www.museedixelles.be