Semaine de la mode à Paris: les Belges sont devenus incontournables

AnthonyVaccarello
AnthonyVaccarello - © EPA/LUCAS DOLEGA

Les Belges ont investi les podiums de la semaine de la mode parisienne, qui s'ouvre aujourd'hui/mardi. Trois d'entre eux, Cédric Charlier, Anthony Vaccarello et Véronique Branquinho, ont présenté leur collection dès le premier jour.

Cédric Charlier, âgé de 34 ans, vante "l'architecture" de ses vêtements, devenue "sa marque de fabrique". Pour cette saison, il s'est inspiré d'enluminures médiévales, de la peinture flamande. Mardi en milieu d'après-midi, il présentait son troisième défilé sous son propre nom.

Cédric Charlier fait partie de ces couturiers suivis de près dans le milieu de la mode. Diplômé de l'école des Arts visuels de Bruxelles, il a travaillé chez Céline, puis passé six ans chez Lanvin, dans l'équipe d'Albert Elbaz. Il est ensuite devenu directeur artistique pendant quatre saisons chez Cacharel, puis s'est lancé sous son propre nom, avec l'appui de l'industriel italien Aeffe, qui produit et distribue de nombreuses griffes de luxe.

Son compatriote Anthony Vaccarello ne compte plus les stars qui portent ses créations. Parmi elles, Charlotte Gainsbourg lors de la cérémonie des César le 22 février, avec sa jupe bronze courte, façon portefeuille, et sa chemise blanche largement décolletée. Le couturier compte également la top model américaine Karlie Kloss parmi ses adeptes.

En 2011, Anthony Vaccarello a été lauréat du prestigieux prix de l'Andam, destiné à soutenir les jeunes créateurs travaillant en France et doté de 200.000 euros.

Autre Belge à défiler mardi, Véronique Branquinho est revenue sur les podiums en septembre, après trois ans d'absence. Cette couturière est passée par l'Académie royale des Beaux-arts d'Anvers, l'une des meilleures écoles de mode au monde, par laquelle sont notamment passés Martin Margiela et Ann Demeulemeester.

Plus tard dans la semaine, défileront d'autres Belges célèbres: Dries Van Noten et Raf Simons pour Dior.

"La Belgique est un pays qui regorge de surprises", explique Cédric Charlier. "C'est un pays tellement petit. On a l'impression qu'il faut tout créer", poursuit le jeune couturier. "Il y a également une liberté d'expression qu'il n'y a pas à Paris, où le passé de la couture influence la suite", conclut-il


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