Séduction, renaissance, mystère: le serpent dans tous ses états à Rome

Des bijoux de bras en forme de serpent et en or, retrouvés à Pompéi, jusqu'aux dernières créations de Bulgari, serties des plus belles pierres précieuses, valent à eux seuls le déplacement
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Des bijoux de bras en forme de serpent et en or, retrouvés à Pompéi, jusqu'aux dernières créations de Bulgari, serties des plus belles pierres précieuses, valent à eux seuls le déplacement - © AFP PHOTO/GABRIEL BOUYS

Depuis l'Antiquité, il représente la séduction, le mystère mais également l'immortalité: le serpent, qui a depuis toujours inspiré artistes, bijoutiers et designers, est au cœur d'une exposition-hommage inédite, qui se tient jusqu'au 10 avril à Rome.

Conçue et sponsorisée par la maison romaine de joaillerie Bulgari, l'exposition intitulée "SerpentiForm" est hébergée dans le Palazzo Braschi, un chef-d'œuvre néo-classique construit à la fin du XVIIIe siècle pour le pape Pie VI (1717-1799).

Selon le PDG de Bulgari (groupe LVMH), le Français Jean-Christophe Babin, "il s'agit de la première exposition au monde consacrée au serpent qui réunisse autant d'œuvres de divers supports - bijoux, costumes, tableaux, sculptures, photographies,...".

Emblème de séduction, de renaissance et de transformation, le symbole du serpent s'entremêle depuis des siècles avec l'Histoire de l'humanité, nourrissant l'imagination: arrivé à Rome avec Cléopâtre, il est également présent en Afrique, en Inde et en Chine et jusqu'aux Amériques, sous la forme du dieu Quetzalcoatl, sans oublier, bien sûr, la Bible, où il personnifie le diable.

Des bijoux de bras en forme de serpent et en or retrouvés à Pompéi jusqu'aux dernières créations de Bulgari, serties des plus belles pierres précieuses, valent à eux seuls le déplacement.

Considéré comme un porte-bonheur, un symbole de fertilité et d'immortalité, le serpent a toujours fasciné de par sa capacité à se régénérer en changeant de peau, ainsi que par sa faculté de séduction, notamment auprès des femmes.

Ainsi, des robes dessinées pour Elizabeth Taylor dans le film de Joseph Mankiewicz en 1963 sont exposées, ainsi que des costumes pour des opéras ou des bals costumés.

Nombre d'artistes contemporains ont également vu en cet animal un stimulateur de créativité et une source d'inspiration: Nikki de Saint-Phalle, Keith Haring, Paul Klee, Alexander Calder, Joana Vasconcelos, mais également les photographes Robert Mapplethorpe et Helmut Newton.