Rétrospective phare sur René Goscinny au musée d'art et d'histoire du Judaïsme de Paris

René Goscinny à sa table de dessin
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René Goscinny à sa table de dessin - © Anne Goscinny. Prêt de l'institut René Goscinny

Du 27 septembre 2017 au 4 mars 2018, le musée d'art et d'histoire du Judaïsme de Paris offre au père d'Astérix et du Petit Nicolas une rétrospective retraçant sa carrière avec plus de 200 oeuvres dont des planches et des scénarios originaux.

Figure tutélaire du monde de la BD, René Goscinny a vendu près de 500 millions de livres et d'albums dans le monde, des oeuvres traduites en 150 langues ainsi qu'une centaine d'adaptations cinématographiques. Il est aussi celui qui a fait passer la bande dessinée du rang de publication jeunesse au statut de neuvième art.

Le musée d'art et d'histoire du Judaïsme de Paris lui consacre une exposition à l'occasion des 40 ans de sa mort. Elle retrace sa vie à travers une approche thématique et chronologique.

Il sera évidemment question du phénomène Goscinny en tant que figure de la culture populaire francophone, et père de ses plus grands héros comme Astérix, Le Petit Nicolas, Lucky Luke ou encore Iznogoud. Mais les visiteurs découvriront aussi un Goscinny plus secret, qui a grandi au sein d'une famille d'immigrés juifs originaires d'Europe orientale meurtrie par la Seconde Guerre mondiale.

Si le futur bédéiste est né à Paris, c'est en Argentine qu'il passe son enfance et son adolescence. Il quitte Buenos Aires en 1945 pour New York, où il tente une carrière de dessinateur dans le cinéma d'animation, en vain. Il travaille comme illustrateur de livres pour enfants. Sa rencontre avec Jijé, homme fort de l'hebdomadaire "Spirou" va donner un nouveau souffle à sa carrière.

De New York à Paris

René Goscinny ne gagne la France qu'en 1951. Il offre alors ses services à de nombreux périodiques comme "La Libre Junior", "Bonnes Soirées", "Le Moustique", "Les Belles histoires de l'oncle Paul", "Spirou" et "Risque-Tout". À la fin des années 1950, il est un scénariste très demandé. Il entre alors au service du "Journal de Tintin". Ses collaborations avec Uderzo, Morris, Sempé et Tabary s'intensifient, et donnent lieu à la création de personnages comme Oumpah-Pah, Astérix, le Petit Nicolas, Iznogoud et à la montée en puissance d'autres comme Lucky Luke. Des collaborations qui aboutiront pour certaines sur des adaptations sous forme de films d'animation et à de nombreuses traductions.

L'exposition évoquera aussi "Pilote", hebdomadaire fondé par François Clauteaux, Raymond Joly, Jean Hébrard, René Goscinny, Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo.

Des conférences, lectures, tables rondes et des activités pour les plus jeunes seront organisées autour de l'exposition.

"René Goscinny (1926-1977) Au-delà du rire" du 27 septembre 2017 au 4 mars 2018 au musée d'art et d'histoire du Judaïsme de Paris.