Rembrandt se raconte au Musée Jacquemart-André

Rembrandt, "Le Repas des pèlerins d'Emmaüs" (vers 1629)
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Rembrandt, "Le Repas des pèlerins d'Emmaüs" (vers 1629) - © Paris, musée Jacquemart-André - Institut de France / Studio Sébert Photographes

A partir du 16 septembre prochain, le musée parisien Jacquemart-André s'offre une monographie portant sur l'un des grands maîtres de l'art hollandais du XVIIe siècle, connu sous le nom de Rembrandt. A travers une cinquantaine d'oeuvres, "Rembrandt intime" retracera la carrière du peintre.

"Rembrandt intime" s'articulera autour de trois tableaux, achetés par les fondateurs du musée Jacquemart-André, Édouard André et Nélie Jacquemart: Le Repas des pèlerins d'Emmaüs (1629), le Portrait de la princesse Amalia van Solms (1632) et le Portrait du Docteur Arnold Tholinx (1656). Les trois toiles correspondent chacune à une époque et à une façon de créer. L'exposition se chargera de confronter ces oeuvres à d'autres créations de l'artiste allant de la peinture à la gravure en passant par le dessin.

Ainsi, les deux premières salles s'organiseront autour du "Repas des pèlerins d'Emmaüs", évoquant ainsi les premières années de créations de Rembrandt dans la ville de Leyde. Peinte en 1629 dans les années de jeunesse du peintre, elle se caractérise par un jeu de clair-obscur et par une "puissance dramatique et mystique".

Les pièces suivantes prennent comme point de départ le portrait de la princesse Amalia von Somls. Au début des années 1630, Rembrandt rencontre un vrai succès à Amsterdam, notamment auprès de la classe dominante. La princesse Amalia van Solms était ainsi l'épouse d'un éminent personnage issu des dirigeants des Provinces Unies. La cour hollandaise lui commande aussi une série sur la Passion du Christ. Cette section de l'exposition comporte aussi une sélection de dessins où il saisit sur le vif un aspect plus intime de la vie de son entourage.

Enfin, l'ultime partie se penchera sur les dernières années de création du peintre, où il atteint une grande maîtrise technique et une liberté stylistique que l'on peut retrouver dans le portrait du Docteur Arnold Tholinx.

 

("Rembrandt intime", du 16 septembre 2016 au 23 janvier 2017 au Musée Jacquemart-André, à Paris)