Picasso, Matisse, Gauguin: 130 oeuvres de la mythique collection Chtchoukine bientôt à Paris

L'exposition à la Fondation Louis Vuitton présentera également une trentaine de pièces majeures de l'avant-garde russe, dont des oeuvres de Malevitch, Rodtchenko, Tatline ou Popova.
L'exposition à la Fondation Louis Vuitton présentera également une trentaine de pièces majeures de l'avant-garde russe, dont des oeuvres de Malevitch, Rodtchenko, Tatline ou Popova. - © FRANCK FIFE - AFP

Picasso, Cézanne, Matisse, Van Gogh, Gauguin... Quelque 130 oeuvres de la mythique collection Chtchoukine, conservée à Moscou et Saint-Pétersbourg, seront présentées en octobre pour quatre mois à la Fondation Louis Vuitton à Paris, a annoncé la fondation mercredi.

Cette collection, considérée comme une des plus importantes pour l'art moderne du début du 20e siècle, n'a jamais été montrée dans son ensemble à l'étranger, souligne la fondation.

Riche homme d'affaires moscovite, issu d'une famille d'amateurs d'art, Serguei Chtchoukine a acheté lors de ses fréquents séjours à Paris entre 1895 et 1914 plus de 250 tableaux d'art moderne, dont 8 Cézanne, 16 Derain, 16 Gauguin, 38 Matisse, 13 Monet et une cinquantaine de Picasso.

La collection a été nationalisée en 1918 par un décret signé par Lénine lui-même, puis répartie en 1948 entre le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg et le musée Pouchkine à Moscou.

Un "contrat de partenariat" entre ces deux musées et la fondation Vuitton doit être signé mercredi au ministère des Affaires étrangères à Moscou, en présence de Vladimir Medinsky, ministre russe de la Culture.

L'exposition (20 octobre-20 janvier) présentera également une trentaine de pièces majeures de l'avant-garde russe (Constructivisme, Suprématisme...), dont des oeuvres de Malevitch, Rodtchenko, Tatline ou Popova.

Le commissariat de l'exposition, baptisée "Icônes de l'art moderne" sera assuré par Anne Baldassari, ex-présidente du Musée Picasso.

"C'est un événement historique, qui devrait connaître une audience mondiale, quelque chose qu'on n'est pas prêt de revoir de si tôt", souligne Jean-Paul Claverie, conseiller du président Bernard Arnault.