"Pas de blocage politique" aux Ateliers d'art contemporain à Liège (présidente du CA)

"Pas de blocage politique" aux Ateliers d'art contemporain à Liège (présidente du CA)
"Pas de blocage politique" aux Ateliers d'art contemporain à Liège (présidente du CA) - © www.lesaac.net/

Selon Marie-Claire Lambert, la présidente du conseil d'administration des Ateliers d'art contemporain à Liège, il n'y a pas de blocage politique qui empêcherait le transfert de certaines activités de cette asbl, récemment mise en liquidation pour cause de problèmes de trésorerie.

Mercredi matin, les travailleurs des Ateliers d'art contemporain à Liège organisaient une conférence de presse après avoir appris leur licenciement sec suite à la mise en liquidation de l'asbl, qui cumulait 550.000 euros de déficit. Ils ont expliqué vouloir transférer certaines de leurs activités et des membres du personnel vers d'autres structures: le centre culturel de Chênée, les Chiroux, Natagora et la ville de Liège. Mais selon eux, ils sont confrontés à un "blocage politique".

Blocage que réfute Marie-Claire Lambert, présidente du conseil d'administration. "Le personnel voulait poursuivre les activités au sein de l'asbl mais ce n'était plus possible car la banque nous a coupé les vivres", affirme-t-elle. "Le dernier acte que j'ai posé fut d'écrire une lettre à la ministre de l'Emploi Eliane Tillieux pour lui demander d'autoriser le transfert des points APE." Ce transfert permettrait de maintenir de l'emploi au sein des autres structures.

Elle ajoute qu'une démarche a également été faite auprès de la ministre de la Culture Joëlle Milquet pour que les subsides dont bénéficiaient les Ateliers d'art contemporain puissent aussi être transférés.

Aucun des deux cabinets contactés n'a encore répondu à ces demandes. "Mais ces démarches prennent du temps."

"Jean-Pierre Hupkens (échevin liégeois de la Culture et vice-président de l'asbl, NDLR) et moi intervenons là où nous le pouvons", ajoute Marie-Claire Lambert. "Mais il est clair que nous ne nous sommes jamais engagés à dire que tous les emplois seraient repris ailleurs."

Selon elle, la procédure judiciaire qui est en cours (suite au dépôt d'une plainte pour mauvaise gestion à l'égard de l'ancien administrateur délégué) ne devrait pas handicaper les démarches de reclassement. "Il s'agit de deux dossiers indépendants".


Belga

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