Liliane Vertessen, A love supreme

Liliane Vertessen, A love Supreme, Musée de la photographie de Charleroi - jusqu'au 16 septembre 2018
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Liliane Vertessen, A love Supreme, Musée de la photographie de Charleroi - jusqu'au 16 septembre 2018 - © RTBF Pascal Goffaux 2018

Le Musée de la Photographie à Charleroi présente la vie et l’œuvre de Liliane Vertessen.

L’artiste née en 1952 à Bourg-Léopold étanche une grande soif de liberté. Dès la fin des années 70, elle recourt à la photographie afin d’échapper au cadre strict de son éducation familiale. La jeune femme se met en scène dans des clichés qui convoquent les stéréotypes de l’érotisme. Elle emprunte les codes vestimentaires du peep-show . Elle prend des poses érotiques, à première vue, car les yeux sombres et le regard tourné vers soi nouent un lien entre le modèle et le spectateur non dupes de l’artifice. Ni la femme-objet, ni le voyeur ne sont conviés à l’échange de regards, car le second degré opère.

Liliane Vertessen encadre ses photos de fourrure, de dentelle, de plumes ou de velours. Elle ajoute à l’image des mots écrits en néons dans des caissons lumineux. Le mot sex apparaît dans un phylactère. Dan Flavin avait utilisé le néon dans les années 60 et Roy Lichtenstein, l’artiste des comics du Pop Art américain, avait employé la bulle BD à la même époque. 

La photographie est un moyen d’expression qui sort de son cadre pour l’artiste contemporaine qui présente également une installation. Une chambre est reconstituée avec un lit en cuir, un lavabo et des photos de Liliane Vertessen. Artiste pluridisciplinaire , elle s’illustre dans la sculpture. Performeuse, elle est aussi musicienne et chanteuse de jazz. Une sacrée dame ! Elle sexpose au sein de la chapelle de l’ancien carmel, aujourd’hui temple de la photographie.

Au Musée de la Photo à Charleroi, jusqu’au 16 septembre.

L'interview de Liliane Vertessen