Les archives de Ioussoupov, un des meurtriers de Raspoutine, de retour en Russie

Les archives de Ioussoupov, un des meurtriers de Raspoutine, de retour en Russie
Les archives de Ioussoupov, un des meurtriers de Raspoutine, de retour en Russie - © OLGA MALTSEVA - BELGAIMAGE

Les archives des princes Ioussoupov, dont l'un des plus célèbres a participé à l'assassinat de Raspoutine, le favori de la famille impériale russe, ont été officiellement rendues vendredi à la Russie, après avoir été achetées aux enchères à Paris 500.000 euros par un mécène russe.

Après cet achat en novembre 2014, le milliardaire russe Viktor Vekselberg a offert aux Archives d'Etat de Saint-Pétersbourg les précieux documents, qui incluent notamment 119 photos, des lettres et une vingtaine d'objets personnels ayant appartenu à la famille Ioussoupov, l'une des plus renommées de l'empire russe et proche des Romanov, du nom de la dernière dynastie de tsars.

"C'est une collection unique et très intéressante pour les historiens, les spécialistes et les collectionneurs", a affirmé Sergueï Narychkine, le président de la Douma (chambre basse du Parlement russe), à l'occasion de l'inauguration d'une exposition consacrée à ces archives dans le musée de Fabergé de Saint-Pétersbourg.

Tous ces objets avaient été retrouvés dans l'ancien appartement des princes Ioussoupov à Paris, où ils avaient émigré après la révolution bolchevique.

La plupart ont appartenu à Félix Ioussoupov (connu notamment pour avoir participé à l'assassinat de Raspoutine en décembre 1916) et à sa femme, la princesse Irina Ioussoupova, qui était la nièce du dernier empereur de Russie.

Parmi les objets de la collection, on trouve notamment un livre de prières de l'impératrice Maria Fiodorovna, la mère du dernier tsar, Nicolas II. Ce petit livre en anglais, aux pages jaunies, contient des notes écrites par Maria Fiodorovna elle-même. Entre les pages de l'ouvrage, "on a découvert des fleurs fanées qui ont été conservées par miracle", ont raconté les organisateurs de l'exposition.

Celle-ci présente aussi des objets ayant appartenu à la famille du dernier tsar, notamment une montre fabriquée pour son couronnement et des boutons de manchettes, dont une paire appartenait à son fils, le grand prince Alexis, exécuté en 1918 à l'âge de 13 ans, avec toute la famille impériale, après l'arrivée au pouvoir des bolchéviques.


Belga