Les 12 expositions parisiennes à ne pas manquer à la rentrée

"Portrait d'Eléonore de Tolède", Agnolo Bronzino,1522, NárodnÍ Galerie
"Portrait d'Eléonore de Tolède", Agnolo Bronzino,1522, NárodnÍ Galerie - © National Gallery of Prague 2014

La fin du mois d'août sonne le glas des vacances et de la douloureuse rentrée. Enfin que cette rentrée des classes soit plus douce, rien de tel que quelques expositions en perspective.

Game of Thrones

Passée par Londres, Stockholm, Tel-Aviv, Madrid, Berlin, Amsterdam et San Diego, l'exposition "Game of Thrones" va enfin arriver dans la capitale française. Les inconditionnels de la série pourront redécouvrir l'univers des sept royaumes pensé par George R. R. Martin. Au programme, des animations interactives, une collection de près de 70 artefacts originaux provenant des scènes mythiques de la série (costumes, accessoires, armures et armes), sans oublier le fameux trône de fer. Les visiteurs devront prêter allégeance à une famille avant de pénétrer dans l'exposition. Les plus téméraires pourront escalader le célèbre mur grâce à la 4D.

("Game of Thrones" du 8 au 12 septembre au Carrousel du Louvre )

Osiris

La civilisation égyptienne s'invite à l'Institut du monde arabe à travers 250 objets retrouvés lors de fouilles aquatiques. Seront aussi présentées les découvertes des dix dernières années de Franck Goddio, grand nom de l'archéologie maritime. Pour l'occasion, les musées du Caire et d'Alexandrie prêteront une quarantaine d'oeuvres dont certaines sortiront pour la première fois d'Égypte. À travers cette présentation, seront évoqués les "Mystères d'Osiris", une cérémonie qui commémore la mort de la divinité.

("Osiris, Mystères engloutis d'Égypte" du 8 septembre 2015 au 31 janvier 2016, Institut du monde arabe)

Florence

Le musée Jacquemart-André dédie une exposition à l'art du portrait florentin du XVIe siècle. Très répandu au sein de l'élite florentine, ce genre artistique permettait aux puissants de passer à la postérité à travers des mises en scène pleines de symboles. L'exposition retracera l'histoire du portrait, à travers une quarantaine d'oeuvres.

("Florence-Portraits à la cour des Médicis", du 11 septembre 2015 au 25 janvier 2016, au musée Jacquemart André)

Fragonard

Siècle proclamé comme celui de la séduction et de l'intrigue amoureuse par les frères Goncourt, le XVIIIe siècle est aussi celui de Jean-Honoré Fragonard, dont l'oeuvre est profondément inspirée par l'amour. Il immortalisa tour à tour, la galanterie, le libertinage et cet art de la séduction qui se développent lors de ce siècle. Le musée du Luxembourg revient sur le travail de l'artiste à travers plus de 80 oeuvres célèbres et confidentielles.

("Fragonard Amoureux" du 16 septembre au 24 janvier au musée du Luxembourg)

Take me (I'm yours)

Présentée il y a 20 ans à la Serpentine Gallery à Londres, l'exposition "Take me (I'm yours)" prend ses quartiers à la Monnaie de Paris. Chaque visiteur sera invité à toucher, voire à emporter les projets des artistes intervenus à cette occasion. Les participants de la première édition seront de retour, comme Gilbert & Georges, aux côtés de petits nouveaux comme la célèbre Yoko Ono.

("Take me (I'm yours)" du 16 septembre au 25 octobre 2015 à la Monnaie de Paris)

Prostitution

Omniprésente dans la société parisienne du XIXe siècle, la prostitution est un sujet récurrent chez les artistes de l'époque. Le musée d'Orsay présentera les différents moyens utilisés pour représenter cet univers, à travers la photographie, le cinématographe, mais aussi la fascination de plusieurs générations de peintres pour le monde des maisons closes comme Edgar Degas ou Toulouse-Lautrec.

("Splendeurs et misères, Images de la prostitution 1850-1910" du 22 septembre 2015 au 17 janvier 2016, au musée d'Orsay)

Elisabeth Vigée

Première rétrospective dédiée à son oeuvre, "Elisabeth Vigée Le Brun 1755-1842" réunit plus de 130 oeuvres dont certaines exposées pour la première fois. Connu pour ses portraits de la reine Marie-Antoinette, Elisabeth Vigée Le Brun a vu sa carrière s'étendre du règne de Louis XIV à celui de Louis-Philippe. Multipliant les autoportraits, elle ne peut intégrer l'Académie royale car mariée à un marchant d'art. Elle finira par y rentrer sous Louis XVI. Un événement pour l'Académie qui n'acceptait, à l'époque, que des femmes en nombre restreint.

("Elisabeth Vigée Le Brun" du 23 septembre au 11 janvier au Grand Palais)

Andy Warhol

Le Musée d'art moderne de la ville de Paris s'offre une œuvre signée Warhol, jamais montrée en Europe : "Shadows", un ensemble de 102 toiles sérigraphiées de 17 couleurs, sur une longueur de 130 mètres. À l'occasion de l'accueil de cette œuvre aux dimensions exceptionnelles, une exposition avec plus de 200 œuvres du patron de la Factory se tiendra aussi dans le musée. Elle regroupera des œuvres emblématiques de son travail comme les "Self-portraits", mais aussi les ensembles "Flowers".

("Warhol Unlimited" du 2 octobre 2015 au 7 février 2016, au musée d'art moderne de la ville de Paris)

Picasso

Figure tutélaire de l'art du XXe siècle, Picasso prend ses quartiers au Grand Palais. Pour cette énième exposition sur le peintre, il sera question de la "réception critique et artistique de son oeuvre", mais aussi comment la création actuelle se fait l'écho de son héritage.

("Picasso Mania" du 7 octobre au 29 février au Grand Palais)

Marc Chagall

Élevé dans le rite hassidique de la religion juive, le peintre d'origine biélorusse a été très sensible au sens sacré de la musique. Une dimension qu'il a intégrée dès le début dans son travail. Pour lui rendre hommage, la Philharmonie présentera les créations conçues pour la scène par Marc Chagall. Au total, près de 300 oeuvres dont le décor pensé pour le Théâtre juif de Moscou dans les années 1920, le plafond de l'Opéra de paris grâce au Google Lab. À cette occasion, la Philharmonie de Paris s'est associée avec le musée d'art et d'industrie La Piscine de Roubaix, qui présentera à partir du 24 octobre une exposition sur les origines de la musique chez Chagall.

("Marc Chagall et le triomphe de la musique" du 13 octobre au 31 janvier à la Philharmonie)

Chandigarh et Renzo Piano

Après l'exposition star du Centre Pompidou qui a attiré plus de 200.000 personnes, la Cité de l'Architecture invoque Le Corbusier à travers à la cité de Chandigarh en Inde, qu'il a conçu il y a 50 ans. A travers sept séquences, l'exposition s'interrogera sur ce qu'est devenue cette ville de 1,5 million d'habitants, initialement prévue pour 500.000.

Toujours à la Cité de l'architecture et du patrimoine, plein phare sur le processus créatif de l'architecte italien Renzo Piano, à l'origine du bâtiment du centre Pompidou et de celui de la Fondation Jérôme Seydou-Pathé .

("Chandigarh : 50 ans après Le Corbusier" , du 10 novembre 2015 au 29 février 2016 et "Renzo Piano Building workshop, la méthode Piano", du 11 novembre 2015 au 29 février 2016 à la Cité de l'architecture et du patrimoine)