Le réseau francophone du patrimoine, à l'échelle internationale, se concrétise à Liège

Port de l'île de Gorée, Sénégal
Port de l'île de Gorée, Sénégal - © Tous droits réservés

Un nouvel acteur au service du patrimoine en francophonie, qui se construit depuis trois ans, vient de trouver son aboutissement alors que se déroule actuellement à Liège la première Conférence mondiale des humanités (du 6 au 12 août 2017).

Ce réseau francophone du patrimoine compte plus d'une vingtaine de membres, à l'échelle internationale, qui sont des structures tantôt publiques, tantôt privées, a annoncé jeudi Freddy Joris, administrateur général de l'Institut du Patrimoine wallon, qui compose le secrétariat permanent dudit réseau.

"Ce réseau a pour vocation d'établir des relations entre les parties prenantes qui peuvent être des institutions, des municipalités, des universités, des professeurs d'architecture ou d'urbanisme, des associations... afin de procéder à des échanges de connaissances et d'expériences. Il a un rôle de sentinelle, de facilitateur et d'alerte en apportant par exemple une question sur la place publique quand on estime qu'il y a un enjeu ou une menace", précise Christian Saelens, délégué général de la Wallonie et Fédération Wallonie-Bruxelles à Tunis.

Ce réseau francophone du patrimoine est rendu visible à travers un site internet. On y présente le réseau, ses missions et actions destinées à sauvegarder le patrimoine et promouvoir le devoir de mémoire. Réuni à Liège, le réseau a également dressé un programme d'actions à mettre en oeuvre.

"Il y aura notamment, en 2018, le lancement de la restauration de maisons sur l'île de Gorée (Sénégal) ainsi qu'un travail de valorisation des sites au patrimoine mondial en Afrique de l'Ouest", détaille Freddy Joris, soulignant l'implication du Centre des métiers du patrimoine de la Paix-Dieu (Amay) en (ré)apprenant certaines techniques anciennes de restauration ayant été oubliées.