Le Musée du Capitalisme s'expose au CPAS de Saint-Gilles

Le Musée du Capitalisme s'expose au CPAS de Saint-Gilles
2 images
Le Musée du Capitalisme s'expose au CPAS de Saint-Gilles - © www.museeducapitalisme.org/

Après la bibliothèque Moretus Plantin de l'Université de Namur de février à juin dernier puis le festival Esperanzah! en août, le "Musée du Capitalisme" a été inauguré vendredi au CPAS de Saint-Gilles, situé rue Fernand Bernier. Cette exposition sera visible jusqu'au 31 mai prochain.

Le projet est porté par une équipe de 14 bénévoles âgés de 25 à 32 ans. L'idée de créer un premier musée du capitalisme apolitique est née au retour d'une visite du musée du communisme à Prague effectuée par quelques-uns d'entre eux.

La scénographie spécifique pour le présent lieu a déployé quelque 2.500 bidons récupérés pour dresser les murs de l'exposition. Celle-ci s'étend sur 200 m2 et se décompose en 4 salles. La première présente la notion de capitalisme, le contexte de son émergence et ses espoirs. Un salon s'ouvre ensuite sur l'évaluation des bienfaits qu'il a véhiculés, comme le confort de vie, la diversification de l'alimentation, la possibilité d'ascension sociale qui fait penser à chacun qu'il peut élargir le champ des possibles pour son avenir ou encore l'augmentation de l'espérance de vie favorisée par la diffusion des soins de santé et l'investissement dans la recherche.

La troisième salle met en débat ce système économique à travers des exemples ciblés, comme le fossé entre les marges bénéficiaires pour une brique de lait des producteurs et des distributeurs. Cette partie aborde également des thématiques plus larges comme l'écologie, les inégalités Nord-Sud et Nord-Nord, les banques et la finance, ou le dualisme entre la démocratie qui promeut le vote du peuple comme fondateur de la société et le système économique qui semble échapper au contrôle politique, voire le dominer. Un couloir composé de bidons entassés pour symboliser la surconsommation amène à un sas dans lequel les visiteurs sont amenés à déterminer s'ils envisagent des alternatives. Une fresque lie pour conclure celles qui ont été théorisées, comme la décroissance, la régulation financière ou les modes écologiques de production énergétique.

L'exposition a attiré environ 3.000 personnes et 80 groupes à Namur, ainsi que plusieurs centaines à Esperanzah!. Elle a été entièrement traduite en néerlandais et des guides sont recherchés pour cette étape dans la capitale. L'équipe évoque la possibilité de s'installer dans un lieu fixe et réfléchit aux moyens de diffuser librement son concept.


Belga

L'actualité culturelle vue par Yakana

Et aussi