Le MIM, musée à la réputation internationale, fête ses 15 ans à l'Old England

Le Musée des Instruments de Musique (MIM), à Bruxelles
Le Musée des Instruments de Musique (MIM), à Bruxelles - © ROBERT VANDEN BRUGGE - BELGA

Le Musée des Instruments de Musique (MIM) s'est installé il y a 15 ans dans les bâtiments de l'Old England, un changement majeur dans l'histoire du Musée instrumental -tel qu'on l'a baptisé lors de sa création en 1877- qui s'ouvrait au XXIe siècle, ainsi qu'à tout un chacun, les visiteurs découvrant alors en bien plus grand nombre ce musée dont la réputation est internationale.

Le MIM, en 2015, c'est notamment un patrimoine de 9.000 instruments et objets, dont 1.200 environ sont exposés. Mais son histoire commence en février 1877 avec la création du musée instrumental dont les collections sont entreposées rue aux Laines, dans une annexe au Conservatoire royal de musique. A cette époque, le musée débute avec deux collections d'instruments de musique, celle du musicologue belge François-Joseph Fétis et celle offerte à Léopold II par le Rajah Sourindro Mohun Tagore.

Le premier conservateur du musée, Victor-Charles Mahillon, va jouer un rôle clé dans son développement, lui permettant d'accroître considérablement ses collections. En 1924, le musée possède ainsi 3.666 pièces, dont 3.177 instruments de musique originaux.

L'institution connaîtra une deuxième phase de développement intense après 1957 sous l'impulsion du conservateur Roger Bragard: le budget est augmenté, les salles d'expositions réaménagées, des guides et des scientifiques engagés... et les collections s'enrichissent à nouveau.

Le musée poursuit ainsi son évolution et l'accroissement des collections ainsi que la nécessité de disposer de bonnes conditions de conservation de celles-ci aboutissent finalement à l'installation dans les anciens bâtiments Old England, rénovés, en juin 2000.

Alors que le musée instrumental recevait entre 10.000 et 11.000 visiteurs par an, le MIM, repris dans le pôle des Musées Royaux d'Art et d'Histoire, accueille aujourd'hui entre 120.000 et 145.000 visiteurs chaque année, indique Jo Santy, responsable communication du musée. "Le grand public a réellement découvert le MIM depuis son installation dans ce bâtiment."

Le succès du MIM, qui jouit d'une belle réputation bien au-delà des frontières de la Belgique, n'empêche cependant pas l'institution d'avoir encore plusieurs défis à relever. Si le musée a bien avancé en matière de digitalisation et a vu se réduire les lourdeurs administratives, il reste que l'Etat fédéral attend de lui des économies et une augmentation de ses recettes propres. Le MIM emploie 73 personnes, la plupart à temps partiel, alors qu'en 2000, il en occupait plus de 100.

L'espace disponible pour les expositions temporaires est trop peu important. La récente expo Sax200, qui a été visible 11 mois et a fermé ses portes en janvier dernier, a été un beau succès -quelques 168.000 personnes l'ayant vue-, néanmoins les moyens et l'espace manquent pour en envisager d'autres dans l'immédiat. Il faut savoir que les bâtiments accueillant le MIM abrite également une bibliothèque, une salle de concert et qu'il faut aussi des bureaux et de la place pour le service éducatif.


Belga

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