Le Centre Pompidou se penche sur l'art pauvre

"La lampa classica" de Franco Raggi (1976)
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"La lampa classica" de Franco Raggi (1976) - © Centre Pompidou/Dist. RMN-GP © Gianni Braghieri/Franco Raggi

Du 8 juin au 29 août prochains, l'institution parisienne analyse la notion de pauvre dans l'art et ce, dès les années 1960. La manifestation pluridisciplinaire "Un art pauvre" s'attaque à l'art plastique mais aussi à la musique, au design, à l'architecture, ou encore au théâtre et au cinéma expérimental.

Les artistes issus de l'Arte Povera, né au début des années 1960 en Italie, ont recours à des "gestes archaïques" et utilisent des matériaux de récupération. Leur volonté n'est pas de faire du beau avec du laid mais de donner naissance à un "nouveau pouvoir symbolique", qui s'oppose alors avec le minimalisme américain de l'époque. Deux grands noms sont à retenir : celui du critique d'art Germano Celant, qui nomma le mouvement, et Alighiero Boetti, qui réalisa l'affiche "Manifesto", qui liste alors seize noms d'artistes.

Le musée proposera une exposition sur trois grandes figures de l'art italien d'après-guerre que sont Lucio Fontana, Piero Manzoni et Alberto Burri. Une quarantaine d'oeuvres signées par ses derniers seront présentées, aux côtés d'autres moins connus, retraçant dans la galerie 4 la décennie 1964-1974.

L'architecture et le design seront de la partie au niveau 5 avec des installations, des films, des photos, des maquettes et des objets conçus autour du mouvement "Global Tools" lancé en 1973. Ce mouvement de design appelle à un retour du savoir-faire manuel, avec des personnalités comme Andre Branzi et Ettore Sottsass.

Côté arts visuels, l'Iracm (L'Institut de recherche et coordination acoustique/musique) s'associe à la manifestation, en programmant projections et représentations de danse ou de théâtre autour de l'idée de "pauvre".

"Un art pauvre" du 8 juin au 29 août 2016 au Centre Pompidou

Renseignements : www.centrepompidou.fr