La maison de Jean Cocteau à Milly-la-Forêt rouvre en partenariat avec le centre Pompidou

Vue de l'intérieur de la maison de Jean Cocteau prise le 22 juin 2010 à Milly-la-Forêt.
Vue de l'intérieur de la maison de Jean Cocteau prise le 22 juin 2010 à Milly-la-Forêt. - © FRANCOIS GUILLOT / AFP

Des dessins de jeunesse, des caricatures, des portraits de ses amis et des autoportraits : la maison de Jean Cocteau à Milly-la-Forêt, en Essonne, devenue propriété de la région Île-de-France, va rouvrir en juin avec une exposition en partenariat avec le Centre Pompidou.

Acquise par l’artiste en 1947, la bâtisse fut le lieu de résidence du poète, cinéaste et écrivain pendant 17 ans. Labellisé « Maison des Illustres », elle était toutefois en déshérence depuis la mort de son mécène, Pierre Bergé, en 2018. Mais, quelques mois avant son décès, l’homme d’affaires avait rencontré la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse.

« Il voulait savoir si la région était prête à s’investir. Je lui aie dit qu’on était intéressé par la valorisation du patrimoine d’Illustres », et notamment du patrimoine de la grande couronne francilienne, « en sous-développement », selon elle.

Il y a deux mois, le Conseil régional a accepté de reprendre la propriété de la maison, jusqu’alors détenue par une association d’amis de l’artiste.

« On a trouvé un accord particulièrement stimulant pour rouvrir la maison », a salué Valérie Pécresse, mercredi, lors d’une conférence de presse.

Grâce à un partenariat avec le centre Pompidou et le musée national d’art moderne, la maison accueillera les œuvres de l’artiste issues d’une donation faite en octobre dernier au musée par les héritiers de Cocteau.

Au total, « un ensemble tout à fait exceptionnel de 271 œuvres », constituées essentiellement de dessins réalisés avant 1950, sont entrées dans les collections nationales, a expliqué Christian Briend, le conservateur général du musée.

L’exposition « Jean Cocteau – Dessins d’une vie – Du centre Pompidou à Milly-la forêt » (du 1er juin au 3 novembre) en présentera une centaine : des croquis de jeunesse, des caricatures faites pour la revue Le Mot, des dessins issus de son roman Thomas l’imposteur, de nombreux autoportraits et portraits de ses proches et amis, comme Éluard, Apollinaire ou Picasso.

Mme Pécresse ambitionne de faire du site « un lieu incontournable » et d’augmenter le nombre de visiteurs, qui s’établissait « entre 15.000 et 20.000 » chaque année. Pour cela, elle entend développer « une offre touristique dédiée, avec transport intégré », pour pouvoir se rendre au « fin fond de l’Essonne », à 70 km au sud de Paris, a-t-elle reconnu.

Différents événements culturels, notamment à destination de la jeunesse, sont déjà programmés autour du site cet été.