"La Cité Interdite à Monaco": une plongée dans les trésors des "fils du ciel"

Cheval céleste en jade (Dynastie Jin)
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Cheval céleste en jade (Dynastie Jin) - © The Palace Museum

Le faste et la passion pour les arts et la science de la dernière dynastie impériale chinoise des Qing (1644-1911) sont mis à l'honneur à Monaco jusqu'au 10 septembre dans une exposition qui réunit de nombreuses pièces spectaculaires.

Ouverte au public à partir de vendredi, "La Cité Interdite à Monaco" illustre l'une des périodes d'apogée de l'histoire de la civilisation chinoise.

Instruments d'astronomie, costumes d'opéra, armures, casques, trônes, sceaux, cabinet des porcelaines, des laques, arts du pinceau: près de 200 pièces proviennent de l'ancien palais des souverains chinois et une cinquantaine ont été prêtées par des grands musées européens et américain.

Clou de l'exposition abritée au Grimaldi Forum, un prodigieux paravent laqué de seize panneaux est présenté en exclusivité à Monaco.

Il déroule sur près de 10 mètres des figures traditionnelles de moines bouddhiques réalisées en nacre et en ivoire et au revers, des motifs de plantes symboliques travaillés à la feuille d'or. Ce chef-d'oeuvre, restauré au Metropolitan Museum de New York, a vocation à retourner dans les collections impériales pour ne plus en sortir, selon les organisateurs.

L'exposition participe des efforts de Monaco pour courtiser la Chine et ses touristes, toujours plus nombreux: l'an prochain, la petite Principauté exposera à son tour à Pékin l'histoire de sa propre dynastie depuis le 13e siècle, au Meridian Hall de la Cité Interdite.