L'œuvre picturale de Le Corbusier exposée

"Femme lisant", 1936
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"Femme lisant", 1936 - © © Courtesy Galerie Eric Mouchet et Galerie Zlotowski ©FLC/ADAGP, 2015

Pour le cinquantième anniversaire de la mort de l'architecte et urbaniste Le Corbusier, les galeries parisiennes Éric Mouchet et Zlotowski s'associent à travers une exposition dans leur deux espaces à partir du 23 avril. Nommée "Le Corbusier, panorama d'une œuvre", elle reviendra sur l'œuvre picturale de Le Corbusier. Éric Mouchet, expert de cet aspect de son travail, revient sur quelques oeuvres qui seront présentées au public.

"Femme lisant", 1936

"Parmi les nombreux sujets féminins réalistes qu'il a dessinés depuis 1930, Le Corbusier sélectionne quelques compositions, les plus riches de potentiel plastique, qu'il va reprendre perpétuellement, en les adaptant à ses nouveaux médiums, comme aux nouvelles évolutions de sa pratique picturale (...) Parmi les compositions féminines les plus fréquentes et emblématiques se trouve "La Femme au livre".

"La main ouverte", 1950

"Déjà porteuse d'un symbole fort avant-guerre, la main devient à partir de la fin des années quarante le support du message altruiste de Le Corbusier. Refusant d'enseigner dans les structures traditionnelles qui l'y invitent, il veut faire de son œuvre plastique, diffusée le plus largement possible, un support de réflexion pour les générations futures (...) Cette Main ouverte, illustre ainsi un message corbuséen essentiel des années 1950 et 1960 : l'obligation faite aux détenteurs de la connaissance de partager cette connaissance."

"Main et silex", 1951

"Dans ce collage, Le Corbusier reprend un ancien thème sur lequel il a déjà réalisé plusieurs dessins en 1930 ainsi que deux peintures en 1930 et 1932, puis un burin en 1948. Avec la date "30", qu'il indique spécifiquement sur une œuvre réalisée en 1951, l'artiste entend rappeler la date de l'invention de ce thème, et donc préciser que le mode expressif employé compte plus que le sujet même de l'œuvre , inlassablement repris et retravaillé."

"Femme à la licorne ailée", 1954

"La licorne ailée, qui ne figure apparemment pas dans les mythologies classiques, apparaît au sein du bestiaire corbuséen dès 1948, sur la peinture murale du Pavillon suisse de la Cité universitaire internationale (...) Cet animal composite figure souvent une aile posée dans une main humaine disproportionnée, et associée au vers de Mallarmé "Garder mon aile dans ta main"."

"Taureau", 1956

"De 1952 à 1959, Le Corbusier invente dix-huit sujets différents sur des thèmes de Taureau, notamment matérialisés par dix-neuf grandes huiles et une immense tapisserie rebrodée, qui fait fonction de rideau de scène du théâtre Bunka Kaikan à Tokyo."

 

("Le Corbusier, Panorama d'une œuvre, à partir du 23 avril et jusqu'au 13 juin à la Galerie Eric Mouchet et jusqu'au 25 juillet à la Galerie Zlotowski à Paris)

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