L'ULB fait appel aux graffeurs

Kiefernstrasse, Duesseldorf
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Kiefernstrasse, Duesseldorf - © Wikicommons

L'Université Libre de Bruxelles et la Ville de Bruxelles lancent un appel à projet concernant l'habillement d'un mur de 750 mètres carrés, sur le Campus du Solbosch. Les candidats ont jusqu'au 25 mai pour envoyer leur dossier.

 

Depuis que le graffiti a été élevé au rang d'art et s'expose dans les musées, on le nomme plus volontiers "street art". Pourtant, cette sous-culture alternative était dans les années 1990 et 2000 liée au vandalisme et l'illégalité, elle a pris aujourd'hui une toute autre tournure. Si beaucoup critiquent son arrivée dans la culture populaire et sa soudaine "bankability" qui vide le street art de son sens, l'acceptation des villes est parallèlement une conséquence heureuse de sa popularisation. Aujourd'hui, les bourgmestres et autres maires ont bien compris qu'il fallait mieux accepter le street art et l'intégrer à l'esthétique urbaine. C'est pourquoi plusieurs grandes villes font régulièrement appel aux graffeurs pour recouvrir des murs de bâtiments communaux. C'est le cas dans des villes comme Toulouse, Paris, mais aussi Bruxelles. 

 

Deux façades de l'ULB seront bientôt recouvertes de l'art d'un graffeur, soit un terrain d'expression de 750 mètres carrés. Le bâtiment est situé sur le Campus du Solbosch, il s'agit du "H" Avenue Franklin Roosevelt, au numéro 50. L'ULB demande à ce que l'oeuvre puisse résister durant 5 ans et réalisée par des personnes majeures, en individuel ou en groupe, technique libre. Les candidatures sont à envoyer le 25 mai au plus tard à streetart@brucity.be. Toutes les autres informations sont à télécharger ici : 

 

 

 

Un autre appel à projet a lieu en ce moment à Bruxelles, pour habiller un mur de l'Institut Anneessens-Funck. Les street artistes ont cette fois-ci jusqu'au 31 mai pour envoyer leur candidature.