L’origine des super-héros dévoilée au Musée juif de Belgique

Impossible de passer à côté, ils sont partout : au cinéma, sur les cartables des enfants, t-shirts, et autres goodies… nous parlons bien sûr des super-héros ! Le Musée juif de Belgique leur consacre l’exposition “Superheroes never dies – comics and jewish memories” jusqu’au 26 avril et révèle leurs mystérieuses origines.

Le saviez-vous ? Les papas de Batman, Superman, Captain America, des Quatre Fantastiques ou encore de Spiderman sont juifs !

La première petite pièce de l’exposition nous explique qu’au début du 20e siècle, une première génération de dessinateurs juifs (Zuni Maud, Milt Gross, Harry Hershfield, Sol Hess, Rube Goldberg, Fred Leipziger,…) fuit l’Europe et raconte avec humour, en yiddish comme en anglais, le choc culturel auquel elle fait face en suivant son " rêve américain ".

Cette première vague de dessinateurs pose en fait, sans le savoir, les fondations de l’univers fantastique et rassurant de DC comics et Marvel, qui fait encore aujourd’hui la une des box-offices. Car l’apparition des super-héros dans la bande dessinée est clairement liée au processus d’intégration des immigrés juifs aux Etats-Unis. C’est en tout cas ce que nous révèle la deuxième pièce très colorée de cette exposition, riche d’explications et d’images d’archives. 

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“Superheroes never dies – comics and jewish memories” jusqu’au 26 avril au Musée Juif de Belgique © Lucy Dricot
“Superheroes never dies – comics and jewish memories” jusqu’au 26 avril au Musée Juif de Belgique © Lucy Dricot
“Superheroes never dies – comics and jewish memories” jusqu’au 26 avril au Musée Juif de Belgique © Lucy Dricot

Nous apprenons par exemple que personnage de " La Chose " dans la série des Quatre Fantastiques est en fait une déclinaison du Golem (figure du folklore juif qui prend vie dans l’argile) ; que Stan Lee, le créateur de nombreuses séries Marvel, s’appelle en réalité Stanley Lieber et a dissimulé son patronyme aux consonances étrangères dans un souci d’intégration ; ou encore que Will Esner est non seulement l’un des premiers à avoir produit des bandes dessinées en série, mais qu’il est également le pionnier de ce qu’on appelle les “romans graphiques”.

Nous ne vous en disons pas plus sur la suite, à vous d’aller voir par vous-même !

► L’exposition Superheroes never dies – comics and jewish memories est enrichissante et instructive, et il n’est pas nécessaire de s’y connaître en super-héros pour s’y retrouver. Ne vous attendez cependant pas à une exposition interactive à faire avec les enfants, ce n’est pas le cas. Le musée propose toutefois un parcours guidé pour les plus petits, et des ateliers “philo” pour les plus grands (toutes les infos se trouvent ici).

Informations pratiques :

Prix : 10€. Le ticket d’entrée vous donne également accès à l’exposition permanente.

Le Musée Juif de Belgique est ouvert du mardi au vendredi de 10h00 à 17h00, ainsi que le samedi et dimanche de 10h00 à 18h00. Il est situé non loin de la place du Sablon à Bruxelles, à la rue des Minimes n° 21.