L'oeuvre de René Magritte revue par le Centre Pompidou

L'oeuvre de René Magritte revue par le Centre Pompidou
L'oeuvre de René Magritte revue par le Centre Pompidou - © Tous droits réservés

Du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017, l'institution tutélaire de l'art contemporain en France, exposera l'oeuvre du Belge René Magritte. Une centaine de pièces feront l'objet d'une nouvelle lecture, focalisée sur le goût du peintre pour la littérature.

Dessins, tableaux et documents d'archives formeront cette nouvelle monographie consacrée au peintre surréaliste. "René Magritte. La Trahison des images" se concentrera sur l'intérêt de l'homme pour la philosophie. Le goût de cette discipline atteindra son acmé en 1973, quand sort "Ceci n'est pas une pipe" de Michel Foucault, écrit à partir d'échanges avec le peintre, et dont le titre est inspiré par la célèbre peinture "La Trahison des images".

L'oeuvre "Les affinités électives", peinte en 1932, qui représente un oeuf enfermé dans une cage, a son importance dans ce cheminement. En effet, il s'agirait des premières peintures consacrées à la résolution d'un "problème", comme il l'explique lors d'une conférence en 1936. C'est d'ailleurs sur cette notion de problème que s'ouvrira l'exposition.

Cette dernière évoquera aussi les "motifs" récurrents dans son oeuvre et pleins de sens: les rideaux renvoient à la querelle du réalisme, les mots évoquent l'épisode biblique de l'adoration du veau d'or, les flammes et espaces clos concernent l'allégorie de la caverne de Platon, etc.

"René Magritte. La Trahison des images" soulignera aussi les différences entre surréalisme belge et surréalisme français. En effet, celui du plat pays doit beaucoup à la personnalité de Paul Nougè, scientifique de formation, qui a donné une approche plus rationnelle et matérialiste au mouvement.

René François Ghislain Magritte est né le 21 novembre 1898 à Lessines, en Belgique. Au début des années 1920, il exerce le métier d'affichiste, de dessinateur dans une usine de papier peint et de dessinateur publicitaire. En 1926, il forme un groupe surréaliste belge avec Mesens, Lecomte, Nougé, Goemans et le compositeur André Souris. L'année suivante, il tient sa première exposition personnelle à la Galerie Le Centaure à Bruxelles. Il fréquente par la suite d'autres surréalistes comme Dali ou Breton, avec qui il se fâche. Il regagne par la suite la capitale belge. En 1954, la ville lui offre sa première rétrospective au musée des Beaux-arts. Il s'y éteint en 1967.

 

("René Magritte. La Trahison des images", du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017 au Centre Pompidou - www.centrepompidou)