L'IATA Namur à EXPOsciences-Village du développement durable, à Tour et Taxis à Bruxelles

Andrei Moga
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Andrei Moga - © Christine Pinchart

Les élèves de l'IATA section Steiner, se sont penchés sur la thématique de la migration et la peur de l'inconnu. Ils ont traduit leurs émotions au travers d'une réalisation artistique, à base de matériaux de récupération. Ils exposent leur travail à Tour et taxis, parmi 1 000 jeunes passionnés de sciences et de technologies, ces 28 et 29 avril.

Ils ont réalisé leurs œuvres au cours d'un week-end, et pour la direction de l’atelier, l’IATA a fait appel à l’artiste berlinois Roman Kroke, qui mène des ateliers interdisciplinaires à travers l’Europe, promouvant l‘éducation à une citoyenneté mondiale.

Anne-Françoise Zeevaert est professeur de langue et travaille avec les élèves sur le thème de l'immigration :

"L'immigration, quel que soit le point de vue c'est la peur de l'inconnu. La personne qui migre ne sait pas où elle va, c'est la découverte d'une vie totalement nouvelle. Pour nous aussi c'est l'inconnu qui se présente. Et on voulait avoir cette réflexion sur une peur partagée. Ils ont traduit cette réflexion par le biais de l'oeuvre, donc 18 élèves, et 18 oeuvres, certaines plus abouties que d'autres."

Andrei Moga a utilisé le livre comme symbolique d'un parcours et d'une histoire. Son oeuvre s'intitule la bibliothèque de la vie :

"Il y a une flèche qui traverse le livre et pour moi le livre représente des périodes de la vie, des histoires qu'on a traversées. Et la flèche est brisée à un moment donné, pour symboliser une rupture, un changement. Ensuite la flèche revient, elle se chasse elle-même et justement cela crée le paradoxe, et je trouvais ça intéressant. L'intérieur fait penser à une maison, et c'est chaleureux. Même si le petit chardon se met en travers du chemin parce que rien n'est parfait et que la vie nous titille, mais il faut continuer et avancer. Aux extrémités de la sculpture il y a du noir qui représente l'inconnu. Au début de l'histoire et à la fin."

 

Milena a réalisé un arbre à partir de l'intérieur d'un piano :

"C'est ce qui tape la corde, puis un livre et des feuilles qui sont les pages d'un livre. Je voulais faire une comparaison entre la feuille du livre et la feuille des arbres. Ca représente ce qui enrichi les gens, et il ne faut pas empêcher tout cela de venir vers nous. Et j'ai mis mon travail dans le creux de l'arbre, comme un cocon de protection."

Romane Bruyr a utilisé des sculptures brisées, pour recréer une oeuvre :

"Ma maman est sculptrice et j'ai réutilisé des pièces cassées, pour refaire une oeuvre qui évoque la beauté, mais la beauté hors normes. Une beauté avec un vide à l'intérieur mais qui n'est pas négatif. Ce vide laisse entrer plein de choses, et ça me parlait parce que pour l'instant pour moi c'est vide, voilà... J'ai mis une petite main pour dire qu'il y a plein d'attentes quand même. Le migrant aussi ça le représente bien ce vide, et lui aussi a des envies."