L'exposition "Electric Renaissance" célèbre la relation de Bill Viola avec Florence

Bill Viola, "The Deluge (Going Forth By Day)", 2002
4 images
Bill Viola, "The Deluge (Going Forth By Day)", 2002 - © Courtesy Bill Viola Studio

Le maître de l'art vidéo Bill Viola est au centre d'une nouvelle exposition à Florence, qui juxtapose son travail immersif avec des chefs-d'œuvre du passé.

Né à New York en 1951, Bill Viola crée des installations vidéo et des environnements sonores qui proposent une expérience immersive dans l'espace, l'image et le son. Au cœur de son œuvre, l'humanité: individus, corps et visages sont utilisés pour illustrer les interactions de l'homme avec les forces de la nature.

L'exposition "Bill Viola: Electric Renaissance" se tient à Florence, au Palais Strozzi, dont le cadre Renaissance met en lumière les échanges entre art classique et art contemporain et vient stimuler le dialogue entre l'œuvre de Viola et celles des grands maîtres qui l'ont influencé, parmi lesquels le Pontormo, Masolino da Panicale, Paolo Uccello et Lucas Cranach.

Occupant à la fois le piano nobile ("étage noble") du palais et le Strozzina, l'exposition retrace la carrière de l'artiste, de ses premières œuvres expérimentales des années 1970 à ses installations monumentales du XXIe siècle. Les 26 œuvres présentées servent également à examiner 40 ans d'évolution technologique, des premiers moniteurs des années 1970 aux écrans plasma.

Bill Viola entretient une relation particulière avec la ville de Florence, où il a débuté sa carrière de vidéaste en tant que directeur du centre de production vidéo "art/tapes/22" dans les années 1970. Cette relation est particulièrement mise en avant dans l'exposition, qui illustre les liens unissant l'artiste et l'histoire et l'art de Toscane.

S'associant à l'exposition, le baptistère Saint-Jean et le museo dell'Opera del Duomo abritent deux œuvres de Bill Viola, "Observance" (2002) et "Acceptance" (2008), réflexions sur le chagrin et la souffrance qui sont juxtaposées avec deux chefs-d'œuvre emblématiques: la "Madeleine pénitente" de Donatello et la "Pietà aux quatre figures" de Michel-Ange.

L'exposition florentine est la dernière en date consacrée à l'artiste new-yorkais depuis une rétrospective à Paris en 2014 et une exposition à la National Portrait Gallery de Washington en 2016.