L'album "l'Alph-Art" et l'art moderne cher à Hergé en exposition temporaire à LLN

Le Musée Hergé, à Louvain-la-Neuve
Le Musée Hergé, à Louvain-la-Neuve - © ERIC LALMAND - BELGA

Une exposition temporaire au Musée Hergé à Louvain-la-Neuve permettra de contempler du 20 mai au 26 juin plusieurs dessins originaux du seul album inachevé d'Hergé, "Tintin et l'Alph-Art", ainsi que quelques tableaux peints par Hergé lui-même. Des toiles issues de la collection privée de l'auteur, grand amateur d'art moderne et contemporain, seront également présentées.

L'exposition a été intitulée "Tonnerre de Brest", expression chère à un capitaine Haddock courroucé dans le monde des bulles, mais utilisée dans la vie courante par un ami d'Hergé, responsable d'une galerie d'art réputée à Bruxelles, Marcel Stal.

Dans les années '60, le père de Tintin rencontre plusieurs passionnés et de critiques d'art, comme Pierre Sterckx, un ami qui l'introduira dans un collectif d'amateurs et d'acheteurs d'art moderne. Hergé acquiert pour les Studios Hergé et sa résidence privée nombre de toiles signées Serge Poliakoff, Pierre Alechinsky, Andy Warhol, Sonia Delaunay ou Tom Wesselmann.

"Alors en plein bouleversement dans sa vie privée, (...) il prend des cours de peinture chez le peintre abstrait Louis Van Lint et durant deux ans (1962 et 1963), il tente l'aventure de la toile avec des compositions qui évoquent le style de Joan Miro, Paul Klee, Serge Poliakoff ou Jean Dewasne", situe Viviane Vandeninden, attachée de presse du Musée Hergé.

"Une aventure qui sera sans lendemain, mais qui trouvera des échos dans les feuillets de découpage et les rares planches crayonnées de 'Tintin et l'Alph-Art' (1977-1978-1979), dernier épisode des aventures de Tintin et qui paraîtra, à titre posthume, sous une forme embryonnaire (1986)", poursuit-elle.

Dans ce titre ultime, Hergé revient sur le thème de l'art contemporain, avec ses galeries de vente, ses marchands, mais aussi ses faussaires.


Belga