Keramis présente Hugo Meert et Jean Glibert, l'un "Incassable", l'autre pour "Voir le noir"

Du 20 mars au 7 novembre 2021, Keramis présente la première rétrospective consacrée à l’artiste-designer belge Hugo Meert. Parallèlement, les dernières peintures de Jean Glibert, l'auteur de l'intervention artistique sur la façade du musée, seront exposées au cœur de l’institution jusqu'au 20 juin 2021.

Musée, espace d’art et de création dédié à la céramique, Keramis est érigé sur le site de l’ancienne faïencerie Boch à La Louvière. Son architecture, contemporaine et audacieuse, englobe un édifice ancien classé qui contient 3 imposants fours-bouteilles, les derniers exemplaires du genre en Belgique. Outre les collections permanentes, le musée met en lumière tout au long de l’année le travail d’un·e ou de plusieurs artistes à travers des rétrospectives ou présentations thématiques.

Incassable

Depuis 1985, Hugo Meert travaille la céramique avec dérision et inventivité. Originaire d’Alost, il a aujourd’hui établi son atelier à Profondeville, dans la province de Namur. L'exposition à Keramis présente une cinquantaine de céramiques représentatives du processus créatif de l'artiste et de son évolution.

De Fuck-T, une théière qui dérange en confrontant subtilement la finesse du thé et la rivalité des rapports humains à B.C. Hammer, ce fameux marteau en faïence plaquée or court-circuitant catholicisme et communisme, l’œuvre d’Hugo Meert se raconte dans une scénographie des plus surprenantes. Boîtes en carton, papier bulle et chips en polystyrène magnifient ainsi les céramiques noires, blanches et or aux accents parfois décalés, surréalistes ou piquants.

pour entendre le reportage du Journal culturel de Musiq3

Voir le noir

Né en 1938 à Bruxelles, Jean Glibert se définit lui-même comme un “peintre en bâtiment”. Auteur d’une œuvre presque exclusivement liée à l’architecture, le plasticien présente à Keramis 11 peintures issues de sa série réalisée entre 2019 et 2021.

Pour donner vie à cette série, l'artiste a employé des couleurs "techniques", fabriquées pour leurs qualités d’usage davantage que pour les effets esthétiques de leurs nuances, et a appliqué des vernis qui accrochent la lumière. Le tout est posé au couteau sur un papier "kraft".

Jean Glibert ne cherche pas à représenter l’espace et la lumière, ce sont ceux-ci qui activent la surface peinte et font émerger les spécificités du médium. Fugace et essentielle, la lumière naturelle ne cesse de modifier la perception des pièces, laissant l’espace s’y refléter suivant la profondeur des noirs.

pour entendre le reportage du Journal culturel de Musiq3

En pratique

Réservation vivement recommandée via www.keramis.be

Keramis, Centre de la Céramique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

1 Place des Fours-Bouteilles

7100 La Louvière