Juan d'Oultremont, fondateur de Cissiste International

Juan d'Oultremont
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Chaque semaine depuis 2007, Juan dépose une œuvre d’art dans un lieu public, laissant la possibilité à qui veut de l’emporter. Des œuvres qui voyagent, à Bruxelles, Paris, en Italie, suivant les pérégrinations de son auteur.

Rencontre avec Juan d'Oultremont

 

Etre Cissiste, cela implique-t-il des règles particulières ?

Non l’idée était plutôt de créer une espèce de label qui pouvait couvrir des pratiques différentes qui allaient de l’art, parce que c’est de là que je viens, mais à la fois de l’écriture, des performances, de la musique… Quelque chose qui ressemblait à un art total. Voilà les conditions avant de savoir comment les remplir.

Le groupe participant est alerté du lieu choisi ; ça se passe comment ?

L’idée est de partir d’une chasse au trésor. Le public qui n’a pas spécialement d’affinités avec l’art, à l’habitude d’aller au musée pour voir des trésors et des choses précieuses. Et aujourd’hui on ne se préoccupe plus du caractère riche et sacré des matériaux. Et donc j’avais envie de renouer avec cette idée du trésor mais pas littéralement. Ce que je place dans les lieux culturels, c’est une petite photo d’un objet doré, mais d’une photo en noir et blanc. Donc il y a une sorte de promesse avec cet objet doré mais qui est raplati en termes colorés.

Il y a 7 000 abonnés et l’endroit est annoncé. C’est placé anonymement et le premier qui le trouve peut l’emporter. C’est quelque chose que je ressens dans mon rapport à l’art. On a toujours l’espoir de voir quelque chose de particulier et il y a bien sûr des déceptions. C’est une sorte de parcours avec des moments phares, et puis des moments moins intéressants. Et c’est dans ce parcours chaotique, que j’aime inscrire mon rapport à l’art et à la culture en général.