Jack Lang ouvre l'exposition "Instantanés d'Orient" à la Villa Empain à Bruxelles

Bourj El Barajneh, "Refugee Camp" (Beyrouth, 2011)
Bourj El Barajneh, "Refugee Camp" (Beyrouth, 2011) - © Rania Matar, Dania, 9

La fondation Boghossian a présenté mercredi, en présence de Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe, l'exposition "Instantanés d'Orient", qui propose de regarder le monde arabe contemporain à travers les yeux de 6 photographes. Elle sera ouverte au public jeudi à la villa Empain, centre d'art et de dialogue entre les Cultures d'Orient et d'Occident, et y restera visible jusqu'au 11 février prochain. L'accès est gratuit le premier mercredi de chaque mois et une visite guidée est offerte à 15h le premier dimanche de chaque mois.

Les clichés exposés sont issus de la Biennale des photographes du monde arabe contemporain, montrée à l'Institut du monde arabe à Paris ainsi qu'à la Maison européenne de la photographie en 2017. "La photographie demeure un incomparable révélateur du bouleversement qui pétrit le monde arabe", estime Jack Lang. "Ces images, que les artistes choisissent de faire surgir du réel, sont autant de récits symboliques et de narrations imaginaires, qui perpétuent à situer le monde arabe entre fantasme et réalité."

Les artistes ont été sélectionnés pour l'intensité de leur engagement et pour la proximité qu'ils entretiennent avec les sujets traités. Il s'agit de Moath Alofi (Arabie Saoudite), qui documente des mosquées abandonnées, de Jaber Al Azmeh (Syrie), qui traite des déplacements humains provoqués par la guerre dans son pays, ou encore Douraïd Souisse (Tunisie) et de ses portraits d'hommes atypiques. Mouna Karray (Tunisie) questionne pour sa part le dévoilement du corps de la femme, Rania Matar (Liban) traite de la condition des femmes et jeunes filles et Stephan Zaubiter (Allemagne) expose, lui, des images de salles de cinéma abandonnés sur les rives de la Méditerranée.