Huang Yong Ping s'empare du Grand Palais avec "Empires" dans le cadre de "Monumenta"

Le Grand Palais de Paris, où l'exposition "Monumenta" se tient tous les deux ans
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Le Grand Palais de Paris, où l'exposition "Monumenta" se tient tous les deux ans - © Mirco Magliocca for the Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais

L'exposition de l'artiste franco-chinois Huang Yong Ping, "Empires", ouvre ses portes dans le cadre de la biennale "Monumenta" à Paris ce 8 mai. Elle s'achèvera le 18 juin.

Tous les deux ans, le Grand Palais de Paris se transforme en galerie géante, abritant des œuvres d'art proprement monumentales lors d'une exposition au nom évocateur : "Monumenta". Cette année, le défi (remplir un espace de 13.500 m2 de surface et de 45 mètres de hauteur sous plafond) est relevé par Huang Yong Ping.

Né à Xiamen en 1954, Huang Yong Ping se fait un nom en Chine dans les années 1980 en tant qu'artiste avant-gardiste radical, aux influences aussi diverses que Dada ou le bouddhisme zen. Il arrive en France en 1989 et après les événements tragiques de la place Tian'anmen, il décide d'y rester. Il devient alors citoyen français. L'an dernier, son pays d'adoption l'a intronisé officier de l'ordre des Arts et des Lettres.

Un artiste XXL

Huang Yong Ping est un choix idéal pour cette exposition biennale : beaucoup de ses œuvres sont de très grande taille, comme son "Serpent d'océan" en aluminium de 130 mètres de long, installé sur l'estuaire de la Loire en 2012, ou "Wu Zei", pieuvre géante qui a trouvé refuge au Musée océanographique de Monaco en 2010.

Pour l'exposition de cette année, intitulée "Empires", l'artiste a souhaité créer un "paysage symbolique" de l'économie mondialisée d'aujourd'hui : huit îles sont surplombées par une structure dont l'ombre se mêle à celle des encadrements métalliques de la verrière voûtée du Grand Palais.

Jean de Loisy, président du Palais de Tokyo et commissaire de l'exposition, explique que l'œuvre de Huang illustre "les métamorphoses des pouvoirs politiques et économiques, l'ascension de nouvelles régions géographiques, le déclin des anciens empires et l'apparition dans le même temps de candidats nouveaux à leur succession ainsi que la violence que provoquent leurs ambitions".

Les éditions précédentes de "Monumenta", depuis la première édition de 2007 (l'exposition est devenue biennale en 2014), ont déjà mis en lumière le travail d'Anselm Kiefer, Richard Serra, Christian Boltanski, Anish Kapoor, Daniel Buren et Emilia et Ilia Kabakov.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.grandpalais.fr ou sur le site web du galeriste parisien de Huang, Kamel Mennour.