Haïti : le vaudou et le créole à l'honneur de la 4e Ghetto Biennale

Performance de Kantara Souffrant à Ghetto Biennale de 2013 Lazaros
4 images
Performance de Kantara Souffrant à Ghetto Biennale de 2013 Lazaros - © Ghetto Biennale art festival

Des projections et des performances d'artistes venus du monde entier sont au programme de la 4e édition de Ghetto Biennale. Le festival artistique haïtien a débuté le 14 décembre.

Le festival interculturel organisé par le collectif Atis Rezistans se tient tous les 2 ans depuis 2009 à Port-au-Prince. Cette invitation lancée aux artistes  occidentaux ou non à venir travailler en Haïti a permis de réunir plus de 150 talents venus de 25 pays depuis sa première édition.

Le concept est voué à offrir aux artistes locaux une visibilité internationale. Des espaces impénétrables deviennent des plates-formes créatives réunissant autour de leur travail des artistes issus de milieux socio-économiques variés. Les inscriptions à cet événement de trois semaines sont ouvertes aux plasticiens, réalisateurs, photographes, musiciens et architectes internationaux, qui créent aux côtés des locaux. Leurs productions sont exposées à la fin du festival.

Au programme de cette nouvelle édition : de nombreuses installations, la projection d'un opéra polonais dans un village haïtien, un jardin urbain durable et la collaboration entre un shaman de Mongolie et un prêtre vaudou. Les productions ont toutes un rapport avec les luttes territoriales internationales et les frictions linguistiques.

La biennale reste aussi un forum d'échange d'idées et de philosophies. Universitaires et auteurs y prennent part. Rédacteur et consultant, John Kieffer travaille dans le domaine des arts depuis 30 ans au Royaume-Uni et internationalement. Il explique que ce festival a été créé "grâce à une collaboration entre artistes de milieux radicalement différents". Cette année, Ghetto Biennale récolte en effet des dons via Kickstarter et pour produire un catalogue des quatre premières éditions compilant toutes les oeuvres produites. Kieffer participe à son élaboration.

Les oeuvres exposées sont démantelées au bout de quatre jours. Les matériaux sont rendus à la communauté.

Artistes et universitaires ont commencé à arriver à Port-au-Prince pour le festival dès le 27 novembre. Les projections et les performances ont commencé le 14 décembre et se poursuivront jusqu'au 20 décembre, tandis que les expositions seront visibles du 18 au 20 décembre.