Frises du Parthénon: Athènes optera pour la diplomatie plutôt que la justice

Une action en justice pour obtenir la restitution à la Grèce des frises du Parthénon exposées à Londres ne sera pas la voie privilégiée par le nouveau gouvernement grec
Une action en justice pour obtenir la restitution à la Grèce des frises du Parthénon exposées à Londres ne sera pas la voie privilégiée par le nouveau gouvernement grec - © LEON NEAL - AFP

Une action en justice pour obtenir la restitution à la Grèce des frises du Parthénon exposées à Londres ne sera pas la voie privilégiée par le nouveau gouvernement grec, a indiqué mercredi le ministre de la Culture Nikos Xydakis.

"On ne peut pas aller en justice pour n'importe quel sujet, sachant qu'en plus, le résultat est incertain", a déclaré le ministre à la chaîne de télévision Mega.

Il a ajouté qu'Athènes souhaitait opter pour la voie "diplomatique et politique", assurant que la cause de la Grèce gagnait progressivement du terrain.

Athènes réclame depuis trente ans le retour des sculptures qui ont décoré l'Acropole d'Athènes pendant plus de deux millénaires avant l'intervention de Lord Elgin, diplomate britannique auprès de l'Empire ottoman, au début du XIXe siècle.

Lord Elgin affirmait alors avoir obtenu de l'Empire ottoman, qui occupait la Grèce à l'époque, l'autorisation d'emporter les frises, mais Athènes estime qu'il s'agit d'un vol.

La Grèce avait déploré en mars le rejet par la Grande-Bretagne de la médiation proposée par l'Unesco pour aider les deux pays à régler leur différend sur la restitution des frises.

Le ministre de la Culture avait alors critiqué un "négativisme britannique impressionnant".

Selon la presse, un recours en justice contre la Grande-Bretagne est préconisé par les avocats britanniques mandatés par le précédent gouvernement grec pour étudier le dossier.

Parmi ces avocats rémunérés, toujours selon la presse, par un riche mécène grec anonyme, figure la juriste Amal Alamuddin Clooney, épouse de l'acteur George Clooney, dont la visite à Athènes en 2014, avait contribué à médiatiser la nouvelle offensive de la Grèce.