Foujita, le plus oriental des peintres de Montparnasse, à l'honneur au musée Maillol

"La Danse" de Léonard Tsuguharu Foujita (1917)
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"La Danse" de Léonard Tsuguharu Foujita (1917) - © Fondation Foujita / Adagp, Paris, 2018 Photo : © Archives artistiques

Artiste japonais naturalisé français, le peintre léonard Tsuguharu Foujita était une figure du Paris du début du siècle dernier. 50 ans après sa mort, le musée Maillol lui rend hommage à travers une exposition compilant plus d'une centaine d'oeuvres majeures.

Cet hommage rendu à l'ami de Modigliani, Soutine ou encore Zadkine évoquera sa très productive période parisienne entre 1913 et 1931,  mais aussi des prémices de son art au Japon, de son ascension jusqu'à la création de son personnage singulier dans le Paris des années folles.

Il sera question des thèmes récurrents dans son oeuvre comme les femmes, les chats, les natures mortes, mais aussi les enfants et les autoportraits. Des thématiques où il associe ses racines japonaises et le classicisme des grands maîtres occidentaux.

Parmi les oeuvres phare du peintre de "L'École de Paris", les deux diptyques monumentaux "Combats I et II", ainsi que "Compositions au lion et au chien", considérés par l'artiste comme ses oeuvres les plus abouties.

Né en 1886 à Tokyo, Tsuguharu Foujita arrive en 1913 en France, après des études aux Beaux-Arts au Japon et un brillant début de carrière. Cultivant une image de dandy à lunettes avec lourde frange, fine moustache et anneau à l'oreille, il façonne son image et incarne aux yeux des médias la réussite et la modernité.

Au-delà de sa peinture Foujita, qui prendra le nom de Léonard en référence à de Vinci en 1959, s'adonnera aussi à la gravure, au théâtre, à la couture, mais aussi à la photographie et au cinéma.

"Foujita - Peindre dans les années folles" du 7 mars au 15 juillet 2018 au musée Maillol à Paris